Antananarivo, 13 juin, 14h25 – Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesupres) réagit. Alors que le Syndicat des enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants (Seces) menace à nouveau de suspendre les activités pédagogiques auprès des universités, l’Etat assure « tout mettre en œuvre » pour satisfaire les revendications de ces derniers.
« Parmi les requêtes des enseignants, beaucoup sont déjà traitées, d’autres seront traitées en leur temps », indique une source autorisée auprès du Mesupres. « Sur les heures complémentaires, on a déjà commencé les paiements mais les dossiers sont nombreux car ils se sont empilés depuis longtemps », poursuit notre interlocuteur.
Sur le salaire des vacataires, le ministère indique que les dossiers sont aussi en cours de traitement. « Les traitements se font au fur et à mesure que les dossiers arrivent des universités et IST », précise notre source.
Concernant la loi sur l’autonomie des universités, le Mesupres indique reconnaître la souveraineté de la décision de la HCC mais ne cache pas sa déception. « Cette loi a été concoctée par tout le monde universitaire y compris par le Mesupres et a été adoptée par les deux chambres du parlement », confie notre source.
Suite à son conseil national en fin de semaine dernière, le Seces a émis plusieurs revendications notamment le paiement des heures complémentaires des enseignants chercheurs et des chercheurs enseignants ou encore les vacations des vacataires impayés depuis quelques années. Affirmant ne pas être satisfait dans ses demandes, le Seces menace de suspendre les cours à la fin du mois de juin.
Parmi les revendications, le Seces a également réclamé la promulgation de la loi sur l’autonomie des universités. Celle-ci a cependant été déclarée non conforme à la Constitution par la HCC et ne peut ainsi être promulguée.














