Au 28 mars 2020 : 30.000 morts dans le monde dont 10.000 en Italie ; la barre des 1000 morts franchie au Royaume-Uni ; 10.000 cas aux Pays-Bas ; 1200 cas en Thaïlande… Espagne : 72.248 cas, 8.189 morts ; Iran : 35.408 cas, 2517 morts ; Suède : 3447 cas, 102 décès ; Serbie : 659 cas, 10 morts ; Turquie : 7402 cas, 108 morts ; Maroc : 350 cas, 23 morts ; Israël : 3.460 cas, 12 morts ; Russie : 1264 cas, 5 morts. Un premier mort au Sri Lanka, au Qatar, au Mali, à Brunei…
Fatigué du tête-à-tête avec les médias français, je suis allé voir sur Sputniknews des nouvelles du reste du monde. Tandis que les 60 millions d’épidémiologistes que compte désormais la France s’interrogent si le look de druide Panoramix du néanmoins professeur Didier Raoult altère ou exalte ses capacités scientifiques à juger de l’efficacité de la chloroquine contre le coronavirus, la communauté scientifique hors France, hors Europe, hors États-Unis, travaille.
C’est d’ailleurs une double annonce d’experts chinois qui est à l’origine de cet engouement nouveau pour la chloroquine. Le 27 février, l’institut israélien de recherche Migal Galilée annonce travailler depuis quatre ans sur un vaccin adapté à plusieurs virus : les travaux sont désormais ciblés sur le Covid-19 et le vaccin pourrait passer en phase de test d’ici «quelques semaines». Ce 28 mars 2020, l’agence fédérale russe de biomédecine annonce la découverte d’un médicament contre le coronavirus : selon le centre de recherche et de production Pharmazachita, le schéma thérapeutique est basé sur le médicament antipaludique Méfloquine. Le même jour, un nouveau test de dépistage en 90 minutes a été certifié en Russie : mis en service le 30 mars, il permettra le dépistage de 100.000 personnes en sept jours.
Ce sont là des nouvelles qui ne font ni la Une de France-Télévision, ni de Radio-France ni de toutes ces chaînes de discussions continues de café du commerce. Depuis 1896, Madagascar est en tête-à-tête avec la France. Exclusif et avec exclusive : un autre confinement.














