Le coronavirus a fini par se déclarer en Afrique subsaharienne, après deux mois de sursis sur le reste du monde. Cinquante autres pays auront été touchés avant que le premier cas soit détecté au Nigéria.
C’est un Italien, revenant d’un séjour à Milan, chef-lieu de la Lombardie, foyer italien du coronavirus, qui a été hospitalisé à Lagos, ce 25 février 2020. C’était déjà une autre personne venant également d’Italie qui avait apporté le premier cas du coronavirus en Amérique du Sud, au Brésil.
La Chine (79.824 cas pour 2.870 morts sur un total mondial de 87.565 cas et 2990 morts, ce dimanche 1er mars 2020) reste le foyer de propagation, mais trois autres pays sont devenus à leur tour des pays-sources : 54 morts en Iran, 17 morts en Corée du Sud et 34 morts en Italie qui a mis onze communes du Nord en quarantaine.
Depuis le 1er février, Singapour interdit l’entrée à tous les voyageurs venant de Chine alors qu’ils sont 3,42 millions touristes chinois à visiter la Cité-État chaque année. Au Japon, toutes les écoles publiques seront fermées pour un mois. En Arabie saoudite, l’entrée de pèlerins se rendant à La Mecque pour l’Oumra est suspendue. Mais, en Europe, le football a des raisons que la santé publique ignore : en huitièmes de finale de la Ligue Europa, le match Inter de Milan contre Ludogorets a été maintenu, même si un semblant de précaution a été prise en décrétant le huis-clos. La veille, 3000 supporters venant de Turin avaient été autorisés à se rendre à Lyon pour un match de la Juventus en Ligue des Champions.
La détection de ce cas unique en Afrique subsaharienne soulève une question reverso : efficacité des précautions ou insuffisance des moyens de détection ?














