Reportée. Initialement prévue pour le 31 janvier 2026, l’échéance de l’application de la taxe sur les véhicules motorisés est repoussée à une date qui reste à définir. Cette annonce a été faite par Daniel Rainizafy, chef de service de la comptabilité et de l’appui technique au sein de la direction générale des impôts (DGI), lors d’une intervention, la semaine dernière, sur la télévision nationale. Selon ce responsable, ce délai supplémentaire vise à permettre la finalisation des derniers réglages techniques nécessaires au bon fonctionnement du système de perception avant son déploiement à l’échelle nationale.
En conséquence, les opérations de contrôle routier initialement programmées pour la fin du mois de janvier sont suspendues. “Les autorités compétentes ont reçu pour consigne de ne pas exiger la vignette lors des vérifications sur la voie publique jusqu’à nouvel ordre”, précise Daniel Rainizafy. Celui-ci ajoute que ce report concerne l’ensemble des moyens de transport motorisés, incluant les voitures particulières, les deux-roues, ainsi que les engins ferroviaires, nautiques et aériens. La DGI communiquera ultérieurement le nouveau calendrier officiel pour permettre aux usagers de se mettre en règle sans précipitation.
La loi de finances initiale de 2026 réinstaure la vignette qui avait été suspendue depuis 2006. Le nouveau barème prévu prend en compte l’âge du véhicule, sa puissance fiscale et son mode de propulsion. Les tarifs s’échelonnent de 5 000 à 340 000 ariary selon les catégories. Un véhicule à essence de faible puissance peut, par exemple, être taxé entre 15 000 et 115 000 ariary. Les motorisations hybrides ou électriques sont également intégrées au dispositif, avec des montants variant selon leur puissance, tout comme les bateaux de plaisance et les aéronefs immatriculés.
Le paiement de cette redevance demeure obligatoire pour tous les propriétaires, qu’ils utilisent leur véhicule à des fins privées ou professionnelles. Toutefois, certaines catégories spécifiques comme les ambulances, les camions de pompiers et les véhicules administratifs bénéficient d’une exemption totale. La DGI rappelle que des sanctions, allant d’amendes forfaitaires à la saisie du matériel en cas de récidive, sont prévues pour les contrevenants. Les contribuables sont donc invités à suivre les prochaines annonces pour s’acquitter de leur obligation dès l’ouverture de la nouvelle période de collecte.
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