Antananarivo, 20 Février, 9h16 – Client unique. L’ensemble de la production de la future centrale hydroélectrique de Volobe sera acheté par la Jirama. C’est ce qui est convenu dans le contrat d’achat d’électricité signé entre la société d’Etat et la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV), confie le directeur général de ce consortium, Rémy Huber, à la presse vendredi.
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La centrale hydroélectrique de Volobe est prévue fournir à elle seule 120 mégawatts, avec une moyenne de 750 Gigawattheure par an, soit près de 40% de la production électrique de Madagascar. Son opérationnalisation devra permettre un accès à l’électricité à près de 2 millions de personnes.
La capacité de la Jirama à absorber la totalité de cette production a fait l’objet de débat, notamment en 2022. Les responsables du ministère de l’Energie avaient souligné à l’époque que même avec le besoin croissant en électricité de Toamasina et les zones environnantes ainsi que celui du port qui fait actuellement l’objet d’extension, la production de la CGHV pourrait ne pas être totalement absorbée par la Jirama. Il avait alors été évoqué que la société d’Etat risquerait de devoir payer de l’énergie qu’elle ne consommerait pas.
La Jirama et la CGHV sont finalement parvenues à un contrat d’achat d’énergie, signé au Palais d’Etat d’Iavoloha au mois de mai de 2023. Bien qu’aucun tarif n’ait été communiqué lors de cette signature, la CGHV indique qu’elle va vendre son électricité à un prix moins cher que le coût de production de la Jirama. Rémy Huber parle d’un tarif qui sera autour de 10 centimes d’euros par kilowattheure.
« Nous allons considérer les coûts des travaux et du financement ; et ce, par rapport à la quantité de l’électricité sur laquelle la Jirama s’engage dans la fixation de notre tarif de vente », expose ce directeur général de la CGHV. « Nous travaillons pour l’instant sur un champ d’hypothèses que nous allons confronter avec l’appel d’offres pour les travaux que nous allons lancer ou les conditions de prêts que nous allons avoir. Nous allons également voir avec la Jirama comment optimiser ses obligations d’achat », poursuit Rémy Huber.
Il est indiqué dans le rapport sur la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit que le coût moyen de production de l’électricité par la Jirama était estimé à 1 272 ariary par kilowattheure en 2022, soit plus de deux fois le prix de vente moyen qui est de 550 ariary par kilowattheure. La Jirama ne peut donc pas poursuivre ses activités sans soutien public.













