Antananarivo, 20 septembre, 06h00 – Une prise de parole attendue. Le Premier ministre Christian Ntsay est l’invité de la Télévision nationale (TVM) le mercredi à 20h, selon la page de la chaîne publique mardi.
Aucune autre précision n’a été donnée sur l’intervention du chef du gouvernement. Mais ce dernier, qui assure collégialement avec les autres membres du gouvernement les fonctions par intérim de chef de l’Etat, devrait évoquer l’un des sujets brûlants du moment, à savoir la présidentielle dont le premier tour est fixé au 9 novembre.
Il s’agit de la troisième intervention de Christian Ntsay après celle du 14 et celle du 15 septembre. Le chef du gouvernement avait indiqué que « nous avançons dans le processus électoral pour le scrutin du 9 novembre ». Il avait demandé aux acteurs politiques de « laisser le peuple choisir d’une manière libre [son président] et de ne pas provoquer des troubles ».
Les communiqués et les déclarations fusent ces derniers jours concernant la course à la magistrature suprême. Un collectif de dix candidats dénonce ce qu’il considère comme étant un « coup d’Etat institutionnel » derrière les décisions de la Haute cour constitutionnelle (HCC) du 9 septembre et doute de l’impartialité de la Cour. Onze candidats expliquent le refus de désigner leurs représentants au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à cause de l’« état du processus électoral et les nombreuses violations de la loi », le 15 septembre. Un groupement de la société civile critiquent également les décisions de la HCC.
Des pays partenaires techniques et financiers, par le biais de leur ambassadeur, ont fait part de l’« l’importance du respect de la Constitution et du calendrier électoral » et « leur soutien à un processus électoral conforme aux normes internationales, c’est-à-dire transparent, fiable, inclusif et apaisé », dans leur communiqué publié mardi. Les diplomates signataires du communiqué évoque aussi la « confiance dans ce processus [comme] un élément fondamental pour l’acceptation par tous des résultats du scrutin ».
L’annonce de l’intervention du Premier ministre arrive après le communiqué de la HCC de mardi. Dans ce communiqué, la Cour réitère la souveraineté du peuple, et personne d’autre, à choisir son représentant, en se référant à l’article 5 de la Constitution. Elle répète son explication sur le bienfondé et la légalité de ses décisions concernant la validation de la candidature du président sortant et le transfert des fonctions du chef de l’Etat par intérim au gouvernement collégial après la renonciation du président du Sénat de l’exercer.














