Antananarivo, 30 Décembre, 7h55 – L’incertitude financière levée. Le ministre de l’Agriculture et de l’élevage, José Nirina Rasatarimanana, fait part de la sécurisation du budget alloué à la lutte antiacridienne. Le pays dispose donc de fonds qui sont prioritairement destinés à l’approvisionnement en intrants phytosanitaires et à l’affrètement d’hélicoptères pour le suivi aérien, précise ce membre du gouvernement de la Refondation.
La campagne de lutte 2025–2026 en cours s’intègre dans un programme quadriennal. Ce programme est mené en collaboration avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et bénéficie de l’appui financier de la Banque mondiale. Les ressources financières, les moyens logistiques ainsi que les protocoles stratégiques ont alors été anticipés afin de garantir la pérennité et l’efficacité des interventions, explique le ministre José Nirina Rasatarimanana.
La situation rapportée par le ministère de l’Agriculture et de l’élevage révèle une forte concentration d’aptères dans les zones d’Andonaka du district d’Ambalavao et de Zomandao, dans le district d’Ihosy. Dans la zone Nord-Centre du plateau de l’Ihorombe, notamment à Ihosy et Betroka, la présence de jeunes ailés mélangés aux populations larvaires nécessite une intervention immédiate, indique ce département.
En réponse, un stock de 50 000 litres d’insecticide Téflubenzuron avait été réceptionné à Toliara. Et ces intrants avaient été immédiatement acheminés vers Ihorombe et Sakaraha pour contenir la progression du fléau. Le ministre Nirina Rasatarimanana rapporte alors que les unités d’intervention ont déjà procédé au traitement de 25 000 hectares au cours de l’année 2025.
Les opérations de traitements terrestres se poursuivront au mois de janvier 2026, via les quatre bases opérationnelles déjà actives. Les prospections continueront parallèlement aux traitements, et le nombre de bases pourrait même être revu à la hausse selon l’évolution des relevés de terrain. La surveillance aérienne sera par ailleurs renforcée par le déploiement de deux hélicoptères pour une durée de dix jours, afin de prévenir toute migration acridienne vers les côtes Sud et Sud-Ouest, indique le ministère.














