Antananarivo, 15 Septembre, 9h10 – Le riz hybride pourra-t-il faire retrouver à Madagascar son statut d’exportateur de riz? C’est du moins ce qu’espèrent les autorités malgaches qui misent sur le riz hybride pour augmenter la production rizicole sur la Grande ile. L’objectif est alors de devenir le grenier à riz de tout le continent africain et pas seulement de l’océan Indien, avait indiqué Tahiana Razanamahefa, secrétaire d’Etat en charge de la Souveraineté alimentaire lors de l’ouverture de la Foire internationale de l’agriculture lundi.
L’idée est évidemment de pourvoir aux besoins des Malgaches d’abord, de façon à ne plus importer. Et à en croire la secrétaire d’Etat quand elle évoque le riz hybride, “c’est ce riz qui va nous permettre de diminuer l’importation de riz venant de l’étranger et de faire une économie de devises”. Mais en augmentant sa production, passant d’un peu plus de 5 millions de tonnes en 2023 à 10 millions de tonnes en 2030, comme l’envisage la secrétaire d’État en charge de la souveraineté alimentaire, la Grande île peut à nouveau exporter.
En attendant d’atteindre son objectif de vulgarisation du riz hybride, un projet pilote de production de riz hybride sera lancé dans la commune de Betsipotika dans le district de Morondava. Le site sera implanté dans la commune de Betsipotika, district de Morondava sur une superficie de 2000 ha. Et cette “culture peut atteindre un taux de rendement de 8 à 12 tonnes par hectares”, assure la ministre. Mais l’objectif final est de “propager la culture du riz hybride dans toutes les régions de Madagascar”, selon ce membre du gouvernement souligne encore Tahiana Razanamahefa.
Pour sa culture du riz, Madagascar entend s’inspirer de la Chine qui, grâce au riz hybride, a atteint la souveraineté alimentaire, rappelle la ministre.
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