Antananarivo, 21 Novembre, 8h33 – Une amélioration de rendement en perspective. Madagascar s’attend à une augmentation de plus de 8% de sa production rizicole cette année contre des hausses qui tournaient autour de 5% lors des précédentes campagnes. C’est une projection avancée par le ministre de l’Agriculture et de l’élevage, Harifidy Ramilison, en marge du lancement officiel de la grande campagne agricole pour la saison 2023-2024 à Ambohidratrimo, lundi.
Cette bonne performance est attribuée avant tout aux efforts déployés par les riziculteurs, qui jouissent d’appuis à travers plusieurs projets. Le ministre Harifidy Ramilison parle de construction et de réhabilitation des infrastructures agricoles, de la mise à la disposition des intrants pour les paysans ou encore leur encadrement. La campagne agricole a d’ailleurs bénéficié d’une bonne pluviométrie dans plusieurs zones du pays cette année, ajoute-t-il.
L’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) prévoit dans son rapport semestriel sur les marchés alimentaires mondiaux une production nationale qui se situerait à 3,2 millions de tonnes pour Madagascar. Le pays pourrait par ailleurs consommer plus de 3,7 millions de tonnes de riz pour la campagne 2023-2024 selon cette agence onusienne.
La performance enregistrée par la Grande île est appelée à s’améliorer au fil du temps, souligne le ministre Harifidy Ramilison, en vue de l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire. Les efforts pour y parvenir vont s’intensifier, annonce-t-il alors.
L’Etat soutient dans son Pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience qu’une vulgarisation maximale des bonnes pratiques rizicoles et nécessaire. Celle-ci devra s’accompagner de mesure visant la maitrise des prix des intrants, à travers entre autres la mise en place d’usines d’engrais ou encore la promotion de la production locales d’engrais organiques. Il y a aussi l’amélioration de l’évacuation des produits par la réhabilitation des pistes, en commençant par celles qui desservent les pôles rizicoles.
Ce Pacte sur la souveraineté alimentaire avance également d’autres actions à mener, comme la construction de nouveaux périmètres irrigués (PI) et la réhabilitation des PI déjà identifiés avec le renforcement de la protection des bassins versants. Il y a également l’augmentation de la production semencière avec des variétés résilientes, la facilitation de l’accès des producteurs aux intrants de qualité et aux services de mécanisation agricole ainsi que la mise en place des rizeries dans les 16 pôles rizicoles du pays.














