Les producteurs locaux de pâtisseries sèches et de céréales pour petit déjeuner en position d’offensive. Leur intervention durant l’audition publique jeudi se voulait un plaidoyer de survie, dénonçant avec vigueur une explosion alarmante des importations de ces produits. Ils ont exposé leur situation devant l’Autorité nationale chargée des mesures correctives commerciales (Anmcc), réclamant des mesures correctives pour contrer la menace des produits étrangers qui saturent désormais le marché.
La Branche de production nationale de ces produits agroalimentaires s’appuie sur un constat chiffré. Ils font part d’une croissance ininterrompue des flux des importations au cours des cinq dernières années, culminant à environ 4 000 tonnes en 2024. Les industriels locaux indiquent être en difficulté dans l’optimisation de l’utilisation de leurs capacités, sous la pression croissante des produits importés. Le déséquilibre n’est plus soutenable, expliquent-ils, et place l’ANMCC devant l’urgence de protéger l’appareil productif national.
Les importateurs ripostent en opposant une défense stratégique. Ils soutiennent notamment que leurs produits ciblent des segments de marché différents qui ne concurrencent pas directement la production locale. Ces opérateurs économiques plaident pour une approche plus nuancée, fondée sur des mécanismes de taxation différenciés.
Au cœur de ces positions contrastées, l’Association pour la défense des consommateurs appelle à dépasser la simple guerre des chiffres pour recentrer le débat sur les véritables enjeux de société que sont la santé publique, l’accessibilité financière des produits pour les ménages et l’émergence d’une industrie locale durable. L’arbitrage de l’ANMCC ne doit donc pas seulement trancher un conflit commercial mais garantir l’équilibre entre la qualité nutritionnelle des produits et la préservation du pouvoir d’achat, soutient l’Association.
Toutes les parties disposent jusqu’au 10 avril 2026 pour soumettre leurs observations écrites, avant une décision finale. Toutes les parties ont été entendues, afin de déterminer si les importations des pâtisseries sèches et de céréales pour petit déjeuner causent réellement un préjudice grave pour la Branche de production nationale (BPN). L’audition consistait donc à justifier une éventuelle application de mesures de sauvegarde, selon les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).














