Antananarivo, 26 Janvier, 12h10 – S’il y a des étrangers dans lesquels les intellectuels malgaches reconnaissent tout devoir, le doyen Charles Cadoux est l’un d’entre eux. « On lui doit tout », résume d’ailleurs le professeur Raymond Ranjeva, ancien vice-président de la Cour internationale de justice, mais aussi ancien recteur de l’Université de Madagascar. Charles Cadoux, qui aurait eu 95 ans ce dimanche, est décédé le septembre. Et l’Académie malgache dont il était membre, ainsi que la Faculté de droit et des sciences politiques de l’Université d’Antananarivo où il a enseigné pendant plusieurs années a tenu à lui rendre hommage jeudi.
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« L’arbre le plus vieux de la forêt est abattu », regrette François Rajaonson , président de l’Académie malgache pour parler de l’illustre professeur. « Il connaissait Madagascar bien plus que beaucoup d’entre nous et certainement bien plus que bon nombre des responsables politiques de notre pays », renchérit le professeur Faratiana Esoavelomandroso, doyenne de la Faculté de droit et de sciences politiques.
De cet enseignant qui a consacré plusieurs années de sa vie à enseigner à la FDSP et à effectuer de nombreuses recherches sur l’histoire politique de Madagascar et sur le droit malgache, la doyenne de la FDSP témoigne « de sa grande générosité intellectuelle, de sa simplicité, de son intelligence et de son humour ». Mais elle évoque également l’attachement du doyen Charles Cadoux à la Grande île. « Quand il était envie, il avait demandé que son corps soit couvert d’un lambahoany pour ses funérailles », raconte-t-elle, voyant dans cette dernière volonté « un symbole de son appartenance à Madagascar ».














