Antananarivo, 12 Novembre, 20h35 – Aller jusqu’au bout, contre vents et marées. Le président sortant et candidat à la présidentielle réaffirme sa position face aux revendications liées à la tenue de la présidentielle du 16 novembre. « On n’a pas besoin de crise (…) Nous prenons notre responsabilité (…) jusqu’à ce que Madagascar se relève et n’acceptons pas les troubles (…) Je me tiendrai débout jusqu’à la fin», réplique-t-il au cours du rassemblement dans un Coliseum comble, à Antsonjombe, dimanche.
« Certains ont peur d’aller à l’élection. C’est pourquoi ils inventent des choses qui n’existent pas. Ils ont peur de la concurrence, du jugement populaire, de l’élection », fustige le candidat. « Mais ils ne nous arrêteront pas, qu’importe s’ils participent ou pas », rétorque-t-il. « Onze candidats sont venus avec des artistes de renom mais n’ont pas réussi à remplir [le Coliseum]. Cela veut dire que la population malgache ne veut plus de trouble et de crise », attaque-t-il.
Andry Rajoelina répond également à « un groupe de personnes qui parle d’arrêt du processus électoral, de suspendre la campagne, de mettre en place une transition » « Mais la loi indique que, seule la population peut décider », soutient-il. Pour le président sortant, toute tentative de suspension du processus électoral constitue des « manœuvres politiques malsaines » que « la population a compris ». « Nous avançons et nous ne reculerons pas», assure-t-il devant ses partisans.
« Nous sommes des bâtisseurs », se qualifie le président sortant « Mais, ici, il y des démolisseurs, des gêneurs, des traîtres », déplore-t-il. « Nous sommes quelqu’un de digne, mais il y a beaucoup d’hommes politiques dont je tairais la qualification mais vous le savez et c’est à vous de le dire car je ne souhaite pas dire quelque chose de mal ici », attaque-t-il.
Le Collectif des candidats revendique l’ « assainissement de l’aire de jeu » avant d’aller à l’élection. Il revendique la disqualification du candidat Andry Rajoelina et la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), du gouvernement et la mise sur pied d’une Commission électorale spéciale (CES).
La « Plateforme de dialogue et de médiation », dirigée par Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale et le Conseil chrétien des Eglises (FFKM) demande la « suspension du processus électoral ». Une soixantaine d’associations et d’organisations de la société civile demandent l’arrêt de l’élection et la tenue d’un dialogue entre les 13 candidats.














