Antananarivo, 10 Novembre, 17h25 – Andry Rajoelina fait entendre sa voix. Pour le président sortant, le report de l’élection présidentielle du 16 novembre n’est pas envisageable alors que les appels pour le report de l’élection se sont multipliés ces dernières heures. A Fenerive-Est ce vendredi, galvanisé par tout un stade, le candidat à sa propre succession a rejeté toute velléité de reporter les élections et de suspendre le processus électoral.
“A Antananarivo, il y a des gens qui disent qu’il faut arrêter le processus électoral, qu’il faut mettre en place une transition. Aucun groupe de personnes ni personne ne peut s’accaparer le pouvoir du peuple”, lance le candidat. “Le peuple est le seul décideur lors du choix démocratique qui sera fait le 16 novembre, c’est la seule voix pour élire le président de la République”, ajoute-t-il.
Pour le candidat TGV, il n’est pas question de faire machine arrière. Il compare la présidentielle à une course où “la ligne de départ est tracée”, “les dossards déjà distribués” et le départ déjà donné. “Les autres se plaignent encore d’avoir mal au pied ou au ventre”, se moque le candidat. “Ceux qui n’avancent pas, n’avancent pas, nous on est prêt à changer l’histoire de Madagascar. Nous avons pris le départ et nous irons jusqu’à la ligne d’arrivée et nous allons gagner”, scande-t-il.
Cette déclaration de Andry Rajoelina vient appuyer les déclarations successives des sénateurs et députés de son parti ce jour qui ont eux aussi réfuté toute idée de report de l’élection présidentielle. Ces derniers qualifient cette voie “d’extra constitutionnelle”, “illégale” et “inacceptable”.
Depuis plusieurs jours, la plateforme Razanamahasoa/FFKM ont mené des consultations et des médiations afin de résoudre le différend pré-électoral actuel. La concertation menée par la plateforme ce vendredi avec les forces vives et le collectif des candidats à Tsimbazaza a accouché d’une résolution qui demande tout simplement le report de l’élection du 16 novembre.














