Antananarivo, 10 Novembre, 16h10 – Le report de l’élection présidentielle demandé une fois de plus. Cette fois la demande est issue de la concertation qui s’est tenue à Tsimbazaza sous la houlette de Christine Razanamahasoa et du Conseil œcuménique des églises chrétiennes de Madagascar (FFKM). “Les participants ont décidé de demander le report de l’élection présidentielle qui doit se tenir le 16 novembre”, indique la présidente de l’Assemblée nationale à la presse après l’adoption de la résolution. Selon l’élue d’Ambatofinandrahana, la résolution va être présentée “à la Ceni, le gouvernement, aux partenaires techniques et financiers et à la communauté internationale”.
Comme lors de la déclaration à l’issue des consultations menées par la plateforme PAN/FFKM, la concertation de ce vendredi avance aussi des motifs qui justifient un report de la présidentielle et une suspension du processus électoral en cours. Selon Christine Razanamahasoa, “il y a encore beaucoup de choses qui doivent être discutées”. Elle ajoute que la nation est “encore en pleine confusion et dans l’insécurité et il y a une crainte sur ce que cela peut produire dans le futur”
De nombreuses personnalités de divers horizons ont rempli la cafétéria de l’Assemblée nationale ce vendredi lors de cette concertation. En tête d’affiche, les membres du collectif des candidats qui ont pu s’exprimer tour à tour. Ces derniers ont notamment remercié la patronne de l’Assemblée nationale de son implication. Le candidat Jean Jacques Ratsietison a même demandé à ce que la PAN soit investie comme présidente par intérim d’une transition de 12 mois. Ils ont aussi réitéré leur demande de mettre en place des élections transparentes et acceptées par tous notamment via la modification des institutions en charge des élections.
Comme les sénateurs IRD l’ont fait ce vendredi matin, les députés de la majorité ont aussi condamné l’appel à la suspension du processus électoral effectué par la Plateforme PAN/FFKM jeudi. D’après la déclaration lue par le député Paul Bert Velontsara, président du groupe parlementaire IRD, cela est “inacceptable”, “inconstitutionnel” et peut être assimilé à un “coup d’Etat”.
Reniant totalement la présidente de l’Assemblée nationale à l’initiative de la médiation et de la concertation de ce vendredi, les députés IRD indique être “contre l’utilisation du palais de Tsimbazaza et le sceau de l’Assemblée nationale à d’autre activités qui ne sont pas en lien avec la législation”. “Nous demandons à Christine Razanamahasoa d’arrêter d’utiliser l’autorité et les infrastructures de l’Etat pour des manœuvres politiques personnels”, ajoute le député élu à Port Bergé.














