Antananarivo, 4 Octobre, 7h05 – Andry Rajoelina, président sortant et candidat à sa propre succession, hausse le ton. Il met en garde ceux qu’il qualifie d' »ennemis du peuple », « ceux qui divisent les Malgaches et qui discriminent les Malgaches entre eux ». « Faites attention aux mots que vous prononcez. Faites attention aux provocations. Nous ne les accepterons plus », tonne-t-il devant ses partisans réunis à son quartier général à Ivandry, mardi.
Le président sortant s’adresse particulièrement à « l’opposition », et à ceux qu’ils désignent comme « semeurs de troubles et destructeurs ». « Ce n’est pas vous qui allez retirer le patriotisme que j’ai dans mon coeur et me dire que je ne suis pas Malgache », martèle-t-il, répondant à ceux qui lui reprochent de ne pas être Malgache. « Mon père et ma mère sont Malgaches et je suis né ici », rappelle-t-il. « Ce n’est pas vous qui allez me retirer la possibilité de faire le bien pour Madagascar », poursuit-il encore.
Le refus de la candidature d’Andry Rajoelina présenté par son opposition comme ayant perdu la nationalité malgache fait partie des griefs du collectif des candidats. Celui-ci estime qu’en demandant à être naturalisé Français en 2014, le président sortant a perdu sa nationalité malgache ainsi que le prévoit le code de la nationalité. Mais pour Andry Rajoelina et ses partisans, il n’y a pas de perte de nationalité parce qu’aucun décret n’est intervenu pour constater cette perte.
Des chefs d’institution, des membres du gouvernement, des hauts responsables au niveau des collectivités territoriales, des notables et chefs traditionnels issus de diverses régions, des chefs de partis, des artistes, des sportifs, des chefs d’entreprise se sont retrouvés à Ivandry pour exprimer leur soutien au président sortant. Pour Andry Rajoelina, toutes ces personnalités sont « unies par une seule cause : Madagascar ».














