Antananarivo, 4 Octobre, 6h15 – Avec un taux d’accroissement annuel moyen de 3,01%, Madagascar, dont le nombre d’habitants était estimé à 27,7 millions en 2020, devrait enregistrer 35,3 millions d’habitants en 2030. Le maintien d’un tel rythme d’accroissement devrait engendrer des niveaux de population de 86,1 millions en 2063, souligne une projection du Système des nations unies (SNU) dans sa vision prospective sur Madagascar.
Cette progression de la population au cours des prochaines années serait, selon le SNU, imputable à la prépondérance des groupes de personnes en âge de reproduction au sein de la population totale. Le Système des nations unies indique dans son document que l’indice synthétique de fécondité (ISF) s’établissait à 4,3 enfants en moyenne par femme en 2021, avec un écart de plus d’un enfant par femme en milieu rural (4,6) par rapport au milieu urbain (3,2).
Pour ce qui est de son profil démographique, le SNU estime que la population malgache demeurera jeune pendant de longues années. Caractérisée par une pyramide à base très large, la population de la Grande île était d’un âge médian inférieur à 20 ans en 2020, indique-t-il.
Près de 40% des individus malgaches auraient par ailleurs moins de 15 ans. Ceux qui ont moins de 25 ans constitueraient 60,6% de la population de la Grande île. « Si la jeunesse de la population peut constituer un atout en raison des dividendes qu’elle peut générer, cette structure engendre également un ratio de dépendance démographique particulièrement élevé », soutient le SNU. La démographie du pays est en tout cas vue comme un atout qu’il faut valoriser par des investissements centrés sur les infrastructures socioéconomiques et éducatives expose le Système des nations unies dans sa vision prospective sur Madagascar.














