Antananarivo, 22 Janvier, 17h30 – Des arrestations à Ankazobe. « Neuf personnes soupçonnées d’être impliquées dans l’attaque qui a conduit à la mort du maire d’Andranomiely ont été arrêtées et vont être présentées devant la justice ce mardi », indique le colonel Tahina Ravelomanana, commandant de la section de recherche criminelle de la gendarmerie nationale à Antananarivo ce lundi. Cinq militaires figurent parmi les suspects.
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Selon les résultats des enquêtes présentées par la gendarmerie ce lundi, trois des militaires en question étaient présents dans le village lors de l’attaque meurtrière mais n’ont pas agi d’où la suspicion à leur égard. Deux autres militaires opérant dans les quartiers des environs sont soupçonnés d’extorsion de fonds, en complicité avec d’autres chefs des fokontany, auprès des criminels présumés. Le maire se serait alors opposé à ces pratiques et les enquêteurs pensent que c’est cette opposition qui pourrait être le mobile du crime. La gendarmerie indique aussi avoir découvert l’identité du chef de la bande qui a attaqué le village.
L’attaque du village d’Andranomiely et l’assassinat du maire remonte à la nuit du 7 au 8 janvier. Selon le récit de la gendarmerie, une quarantaine de bandits munies d’armes de guerre, de fusil de chasse et d’armes blanches ont attaqué le village vers 22 heures. Des gendarmes présents dans le village ont répondu aux tirs des bandits, selon le récit. Un bandit aurait été tué mais son corps a été emporté par ses compères. La poursuite des bandits s’en est suivie mais les poursuivants ont fini par perdre leurs traces, explique toujours la gendarmerie.














