Des avantages comparatifs à transformer en une réussite commerciale durable. Les régions d’Atsimo Andrefana, de Menabe, d’Androy et d’Anosy composant la province de Toliara disposent de forts potentiels économiques et productifs fondés sur l’agriculture et l’élevage. Les analyses et échanges qui ont eu lieu lors des Assises régionales pour la relance économique axées sur l’agribusiness ont permis aux acteurs d’identifier trois filières porteuses à forte valeur stratégique, en l’occurrence celles de la viande rouge, du riz et de l’arachide.
Le diagnostic des Assises avait permis d’identifier ces filières, dont la montée en puissance est jugée essentielle pour l’économie nationale. Avec un cheptel de 1 121 054 têtes réparti sur les quatre régions, la filière viande rouge s’impose comme le pilier historique et social de la province de Toliara.
Par ailleurs, sa capacité de production rizicole estimée à 357 149 tonnes par an, concentrée notamment dans les régions Menabe et Atsimo Andrefana, est essentielle pour sa souveraineté alimentaire. La production d’arachide s’élevant à 30 000 tonnes par an dans les Menabe et Androy représente pour sa part un levier majeur pour l’industrie locale de transformation.
Ces filières constituent ainsi les piliers de l’économie de ces quatre régions du Sud de la Grande île. Leur passage à l’échelle supérieure exige toutefois de briser les verrous structurels, ont reconnu les participants aux assises.
D’autres chaînes de valeur présentant des atouts spécifiques selon les régions viennent ensuite renforcer le potentiel de cette partie de l’île. Il a notamment été évoqué les cas du coton, du niébé, de la patate douce, du maïs, de l’oignon, de la baie rose, du miel et du manioc. Comme exposé lors de ces Assises, ces productions bénéficient déjà d’une base productive locale et d’un marché intérieur dynamique.
Plusieurs blocages structurels majeurs freinent encore le développement de l’agribusiness dans le Sud, notamment l’impact du changement climatique sur les ressources en eau, un enclavement lié au déficit d’infrastructures et un accès restreint au financement. Ces contraintes, couplées à un manque d’innovation technique, maintiennent une agriculture trop orientée vers l’autoconsommation. Ce qui a pour effet de limiter la transformation locale et la structuration des circuits commerciaux.
Plusieurs recommandations ont alors été émises durant ces Assises pour inverser cette tendance. Elles se sont surtout articulées autour d’une professionnalisation des filières tournée vers le marché. Elles visent à sécuriser les revenus et à créer des emplois, à travers des mécanismes commerciaux transparents, le renforcement des chaînes de valeur et l’adoption de feuilles de route spécifiques.














