“Pourquoi la population ne devrait-elle pas bénéficier de ces avions de l’Etat”? Le ministre des Transports et de la météorologie, Juste Crescent Raharisone, dénonce la polémique relative à l’utilisation des avions achetés par l’Etat pour les Forces armées. “Si le ministère en charge de la Défense nationale ne peut les utiliser parce que ses besoins ne sont pas élevés, pourquoi ne pas les mettre à disposition de la population”, se demande-t-il dans une vidéo publiée vendredi soir par le ministère, en réaction aux débats suscités par le déploiement d’avion appartenant à l’Etat pour assurer la nouvelle desserte Est Nord de Madagascar Airlines.
Pour le ministre, “de nombreux techniciens du ministère, de Madagascar Airlines et de l’Aviation civile de Madagascar ont examiné et étudié le sujet”, et “ils savent ce qu’il faut faire pour faire bénéficier ces appareils à la population”. Il souligne que l’objectif est d’en finir avec les difficultés auxquelles les habitants des régions non desservies par des vols réguliers sont confrontés au quotidien. Dans sa déclaration, Juste Crescent Raharisone rappelle que l’Etat a acheté trois avions et que “le premier est déjà au pays tandis que les deux autres ne sont pas encore arrivés”.
Dans l’optique des autorités, ce sont les deux aéronefs non encore arrivés sur la Grande île qui seront mis à disposition de la compagnie aérienne nationale pour desservir les nouvelles lignes à mettre en place. Plutôt que d’être remis à l’armée comme le premier avion, ces avions “achetés par l’Etat”, comme il le rappelle, sont prévus être immatriculés dans le cadre des procédures d’immatriculation au niveau de l’ACM, confient des sources concordantes. Les vols réguliers ne devraient être commercialisés que lorsque les démarches seront terminées.
Le vol inaugural du jeudi 22 janvier, pour sa part, a été opéré par la compagnie Zébu Air. L’avion de l’Armée, lui, a transporté la délégation officielle conduite par le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina. “En tant que chef de l’Etat, il a le droit de prendre cet avion”, conclut le ministre en charge des Transports.














