Antananarivo, 21 Janvier, 15h15 – Les enquêtes se poursuivent sur le projet de construction du barrage de rétention d’eau sur la partie haute du bassin de Mandrare dans l’Anosy. Une délégation formée par des techniciens du ministère en charge de l’Eau, de l’Agriculture et de la Pêche, ainsi que de la région Anosy et de la Banque mondiale ont visité le village où sera installée la future infrastructure vendredi. Un représentant de la banque asiatique d’investissement a également fait partie de la délégation. Cette visite entre dans le cadre des études relatives à ce projet qui devrait être financé par la Banque mondiale pour un montant estimé à 500 millions de dollars.
Long de 1km avec une hauteur prévue jusqu’à 50m, le bassin de Mahaly devrait pouvoir retenir environ 830 millions de m3 d’eau. Il devrait permettre d’introduire des pratiques de gestion durable sur 10 000 hectares à usages multiples tels que l’irrigation de plaine cultivable, la restauration et la conservation des paysages forestiers. Le barrage pourrait également fournir à la population 1.5 MW d’énergie électrique qui pourra subvenir aux besoins locaux. En tout, plus de 300 000 personnes pourraient en bénéficier dans cette partie Sud de la Grande île. Voahary Rakotovelomanantsoa, gouverneur de la région Anosy, souligne que ce projet devrait notamment aider dans la lutte contre la malnutrition dans les deux régions arides du Sud.
Outre les aspects techniques liés à la construction, les études comprennent aussi celles relatives au déplacement des habitants des villages qui se retrouveront sous les eaux avec la nouvelle construction. « Nous devons discuter avec les villageois pour leur nouvelle vie, et le déplacement des tombeaux », explique Simon Andriatsiferana, directeur général de l’Eau au ministère de l’Eau et de l’assainissement. Celui-ci insiste sur la nécessité de maîtriser des ressources en eau dont la Grande île dispose pour que celles-ci ne se perdent pas dans la mer.












