Antananarivo, 26 novembre, 11h30 – Un texte retouché. Les députés ont voté le projet de loi de finances 2026, en apportant quelques amendements, lors de la séance plénière à l’Assemblée nationale, mardi.
Dans la version adoptée par les députés, la taxe sur les produits pétroliers qui frappe le gasoil repasse à 228 ariary/litre alors que le projet initial avait prévu de l’augmenter à 285 ariary, soit une hausse de 25%. Les députés ont aussi supprimé le projet de relaxation du pétrole lampant à 20%, fixant la TVA sur ce produit à 0%.
Dans la foulée de la suppression des projets de retaxation, les députés ont décidé de maintenir l’exonération de la TVA sur le riz de luxe importé ainsi que sur la provende et les intrants destinés à l’alimentation animale.
De l’autre côté, les députés ont rejeté la proposition de suppression de la taxation pour le blé. Ils instaurent une nouvelle mesure instaurant un droit de 50 000 Ar pour les séjours de moins de 15 jours pour les visas. Par ailleurs, si les travaux de commission ont proposé un abaissement des droits d’accises sur les bières de 700 ariary/litre, la séance plénière a repris la proposition de 850 ariary/litre prévu.
Le projet de la loi de finances “répond aux aspirations” de la population, soutient Herinjatovo Ramiarison, ministre de l’Economie et des finances. Il parle des mesures sociales comme l’eau et l’électricité ainsi que celles liées à l’inflation. Le grand argentier explique également l’esprit du projet de loi de finances sur les initiatives concernant l’importation du riz et sur le gaz oil et sur le pétrole lampant. Herinjatovo Ramiarison justifie au passage le maintien des droits d’accises sur les bières et sur le blé par la “nécessité de trouver de recettes”.
Le projet de loi de finances 2026 prévoit un taux de croissance de 4,8% “portée essentiellement apr les efforts de la refondation de Madagascar” alors que celui de 2025 est de 4,6%. Des perspectives économiques “globalement positives (…) bien que l’environnement national et international reste soumis à des contraintes structurelles”. Le projet de loi de finances évoque, entre autres l’“insuffisance de l’offre énergétique, les conditions météorologiques défavorables”, mais également des “incertitudes persistantes”, pour ne citer que le renouvellement de l’Agoa.
Dans ce projet de loi envoyé au Sénat pour une première lecture, le gouvernement met en avant une “refondation nationale” articulée autour de “six axes prioritaires”. Il s’agit de l’accès à l’énergie et à l’eau potable, la santé, l’éducation et la formation adaptée, tout comme la création d’emplois et l’appui à l’entrepreneuriat.














