Antananarivo, 16 Novembre, 17h50 – Y-aura-t-il hausse des salaires ou pas des fonctionnaires en 2022 ? Oui, si l’on en croit le projet de loi de finances initiale de 2022. Dans ses prévisions, le gouvernement prévoit une enveloppe de 140,8 milliards d’ariary de « majoration de salaire par rapport à l’évolution attendue de la conjoncture socioéconomique ».
Mais si l’impact sur le budget général est connu, le taux de l’augmentation sur le salaire de chaque agent de l’Etat n’est pas encore détaillé. « Seul le président de la République peut répondre à cette question », devait encore déclarer le Premier ministre il y a quelques semaines alors qu’il était en tournée en provinces.
En tout, la masse salariale connaîtra une hausse de 11,1% par rapport aux estimations de 2021, si l’on en croit le projet de loi de finances de 2022. En valeur absolue, les prévisions de la masse salariale augmenteront de 325,1 milliards d’ariary.
Outre la hausse des salaires, cette augmentation du budget consacré au solde s’explique aussi par le recrutement en 2022 de 22.914 agents de l’Etat dont 20.791 seront embauchés auprès des départements ministériels prioritaires comme le ministère de la Santé publique, les trois ministères en charge de l’Education ainsi que les quatre départements en charge de tout ce qui est défense, sécurité et justice.
Les 2.123 autres postes seront alloués aux autres ministères et institutions afin de « combler les départs et assurer l’opérationnalisation des projets d’investissement publics ». A ces recrutements vont s’ajouter la création de postes budgétaires pour accueillir 309 hauts emplois de l’Etat au sein des ministères scindés et 2.800 sortants des écoles et des instituts d’administration publique. Ces effectifs supplémentaires devraient coûter à l’Etat 66,1 milliards d’ariary, précise le projet de loi de finances initiale.
Il faut également compter dans les dépenses de soldes les indemnités d’installation des agents retraités, les salaires des futurs ambassadeurs et des éventuels membres du personnel associés dans les pays où Madagascar n’avait pas jusqu’ici de représentants, les coûts liés aux avancements, reclassements et autres indemnités liées aux fonctions.














