Antananarivo, 11 Juin, 7h05 – Aucun ajustement des prix à la pompe n’est à prévoir. Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Solo Andriamanampisoa, évoque l’accord donné lors du Conseil de gouvernement du 5 juin au mécanisme d’ajustement automatique des Prix maxima affichés à la pompe (PMAP) applicable pour cette année. Le montant du passif qui pourrait être généré par cette disposition devrait être supportable pour l’Etat puisqu’il ne devrait pas dépasser les 100 milliards d’ariary. C’est la projection exposée par ce membre du gouvernement en marge de l’ouverture de la deuxième édition du Salon de l’électricité, des énergies renouvelables et des hydrocarbures, jeudi.
Le MEH base cette projection sur l’évolution du cours du pétrole brut mais également par rapport à la situation de la monnaie locale face au dollar. En considérant même la volatilité de ces deux facteurs influant sur les prix du carburant sur le marché local, ce département estime que le passif généré par le maintien des PMAP sera largement en dessous du passif de l’année dernière qui, comme l’a rappelé le ministre Solo Andriamanampisoa, dépassait les 700 milliards d’ariary.
Lors de la présentation du rapport d’activité de son département devant l’Assemblée nationale vers la fin du mois de mai, le ministre des hydrocarbures avait indiqué que la fixation par l’Etat du prix des carburants a généré un passif de plus de 1 200 milliards d’ariary envers les pétroliers l’année dernière. L’ajustement tarifaire entrepris au mois de juillet 2022 avait cependant permis de le réduire à 793 milliards. Lors de cette rencontre avec les députés, le ministre Solo Andriamanampisoa avait avancé que la moitié de ce passif était déjà en cours d’apurement.
Cet ajustement entrepris au premier trimestre de l’année dernière aurait également permis de se rapprocher de la vérité des prix à l’époque, soutient le ministre des hydrocarbures durant le salon de l’Electricité, des énergies renouvelables et des hydrocarbures. « Nous espérons nous rapprocher davantage de cette vérité de prix l’année prochaine », avance-t-il. Ce membre du gouvernement se veut confiant par rapport à l’évolution du cours du brut, qui même si celui-ci a récemment amorcé une hausse, est encore loin du niveau inquiétant au lendemain du début de la crise en Ukraine. Son département veillera continuera en tout cas de « suivre de près l’évolution des variables pouvant influencer les prix », rassure-t-il.
Les autorités malgaches ont par ailleurs réitéré leur détermination à mettre en œuvre un mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants à partir du premier trimestre 2024 ainsi que des filets de sécurité sociale renforcés. Il s’agit d’un engagement de l’Etat dans le cadre du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC), avec le Fonds monétaire international (FMI).














