Antananarivo, 27 Décembre, 7h05 – Danger imminent. Le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) et la préfecture d’Antananarivo alertent sur les risques qui pèsent sur les habitants de quelques collines d’Antananarivo alors que les pluies sont prévues se poursuivre pour plusieurs jours encore. “En tout, ce sont 1 490 habitations qui sont menacées” par des “risques de glissements de terrain et de chutes de rochers”, signale le BNGRC dans un communiqué. “Et le risque est extrêmement élevé pour 350 d’entre elles”, renchérit Abraham Rajafetra, préfet d’Antananarivo, dans une intervention sur la chaîne de télévision publique vendredi soir.
Les zones concernées sont principalement les collines de Manjakamiadana, d’Ambohimitsimbina et d’Avaratr’Ankatso où les sols sont gorgés d’eau et où les blocs de rochers présentent des fissures et des suintements, signale le Dr Lalah Andriamirado, conseiller technique auprès du BNGRC. Abraham Rajafetra parle d’au moins 12 fokontany du deuxième et du quatrième arrondissements. “Ces sols saturés d’eau sont fragiles et ces blocs rocheux de plusieurs centaines de tonnes risquent de se détacher et de chuter alors que des habitations y sont implantées”, ajoute-t-il.
Face à cette situation, les autorités annoncent le renforcement des mesures de prévention et d’alerte. À partir de ce week-end, des équipes conjointes du BNGRC, de la préfecture d’Antananarivo et de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) sont mobilisées dans les zones concernées. Des sirènes et des drones sonores seront déployés pour alerter les populations et rappeler les consignes de sécurité.
Des opérations de sensibilisation de proximité, incluant des visites porte-à-porte menées par des volontaires et des équipes locales, sont également prévues afin d’informer directement les ménages exposés. L’objectif est d’inciter les occupants des habitations les plus menacées à se préparer à une éventuelle évacuation vers des zones jugées plus sûres.
Le préfet d’Antananarivo rappelle que des drames liés aux glissements de terrain et aux chutes de rochers ont déjà coûté la vie à plusieurs personnes par le passé à Antananarivo. “Ces catastrophes peuvent être évitées si les consignes sont respectées”, souligne-t-il, insistant sur la priorité accordée à la protection des vies humaines.














