La visite d’Etat du Président français Emmanuel Macron à Madagascar, n’a pas été le seul moment fort de la semaine dernière. La semaine du 20 au 25 avril a également été marquée par la publication par la Banque mondiale de ses rapports 2025 sur les Perspectives macroéconomiques de la pauvreté ou ses « Macro Poverty Outlook » pour les pays concernés, dont Madagascar.
Et d’après ces rapports de la Banque mondiale, 79,7% de la population malgache devrait vivre en dessous du seuil de pauvreté international de 2,15 dollars par jour.
C’est cette proportion qui nous intéresse dans cette édition du Chiffre du jour. Dans le rapport sur les Perspectives macroéconomiques de la pauvreté de la Banque mondiale, 79,7% de la population malgache devrait donc vivre en dessous du seuil de pauvreté international de 2,15 dollars par jour.
Cette institution de Bretton Woods parle de prévision. Mais comment devons nous comprendre cette situation, selon la conception de la Banque mondiale ? Alors, sachez que le seuil international de pauvreté, basé sur les prix de 2017, est fixé à 2,15 dollars.
Ce qui signifie que toute personne qui dispose de moins de 2,15 dollars par jour est considérée comme vivant dans l’extrême pauvreté.
Et pour la Banque mondiale 79,7% de la population malgache devraient être dans cette situation cette année, selon ses prévisions.
Une légère diminution du taux de pauvreté pourrait ainsi être enregistrée cette année par rapport à l’année 2024 durant laquelle il a été estimé par la Banque mondiale à 80%.
Mais quoi qu’il en soit, Madagascar affiche l’un des taux de pauvreté les plus élevés au monde, précise-t-elle. Pour ce qui est de la croissance économique, elle devrait atteindre une moyenne de 4 % à moyen terme. Bien que des améliorations aient été enregistrées ces dernières années, la Banque mondiale estime que la croissance actuelle reste insuffisante pour soutenir la création d’emplois et soutenir la réduction de la pauvreté, en particulier avec une croissance démographique de 2,4 % par an.
Selon cette institution de Bretton Woods, la croissance pour Madagascar est entravée par la prédominance de secteurs à faible productivité, la médiocrité des infrastructures et la lenteur de l’accumulation du capital humain. Il faut également considérer le faible ratio impôts/PIB qui est moins de 11 %, la volatilité des prix des produits de base, combinée au manque de diversification des exportations et des marchés, les chocs climatiques ou encore la mainmise des élites.
Alors qu’avance la Banque mondiale ? Celle-ci préconise entre autres une meilleure gouvernance pour parvenir à la réduction de la pauvreté persistante et la promotion d’une croissance élevée et résistante. Pour cela, il faut un environnement commercial favorable, des réformes structurelles dans des secteurs clés et une accumulation plus rapide de capital humain et physique, suggère-t-elle.














