Antananarivo, 31 octobre, 17h45 – Une rencontre à huis-clos. Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale, a reçu les membres du Collectif des candidats ou leurs représentants, ce mardi à Tsimbazaza. Le rendez-vous a duré près d’une heure.
« Les portes de l’Assemblée nationale, en tant que palais de la démocratie, sont ouvertes à tout le monde sans exception », indique la présidente de la Chambre basse à l’issue de la rencontre. Pour la magistrate de formation, ce principe prend, d’autant plus, tout son sens « pour préparer la médiation ».
Christine Razanamahasoa assure qu’elle n’a pas d’appréhension dans la démarche qu’elle entreprend. « Il ne devrait pas y avoir d’inquiétude dans la mesure où c’est la vérité et la transparence qui règnent pour faire respecter la démocratie », expose-t-elle.
La présidente de l’Assemblée nationale est moins loquace sur les détails des discussions. Les candidats, à l’instar de l’ancien président Hery Rajaonarimampiaina, du député Roland Ratsiraka, des anciens ministres Hajo Andrianainarivelo et Auguste Paraina, tout comme et Lalaina Ratsirahonana, n’ont pas fait de commentaire à l’issue des échanges entre les deux parties.
Christine Razanahamasoa avait annoncé la mise en place d’un « espace de dialogue avec la participation de tous les députés », d’une « médiation parlementaire », lors de l’ouverture de la session parlementaire du 17 octobre. Pour elle, « on vit dans un impensé juridique » et que la voie des urnes tenue, comme « unique solution (…) ouvre la voie à une spirale de crises ».
La prise de position de la présidente de l’Assemblée nationale avait été provoqué une vive réaction auprès du groupe parlementaire Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina (IRD) dont elle est issue. « Ce discours, qui cultive la déstabilisation de l’opinion et celle de la vie de la nation (…) vise la mise en place d’une co-gestion et d’une transition », estime la majorité parlementaires à Tsimbazaza dans un communiqué. Ladite majorité fait appel au respect du processus électoral et condamne toute « velléité contraire (…) [qui] vise la déstabilisation et la non-tenue de l’élection (…) un danger pour la démocratie ».














