Antananarivo, 6 Juin, 7h40 – Des dépenses en hausse. Les charges liées à la fabrication de billets et de pièces pour l’exercice 2024 se sont élevées à 88,589 milliards d’ariary. C’est le montant supporté par la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM) pour l’émission de signes monétaires durant cette période, selon ses états financiers arrêtés au 31 décembre 2024 et récemment publiés après audit.
Comparées à celles de 2023, ces charges ont augmenté de 8,893 milliards d’ariary. La Banque centrale explique cette hausse par l’augmentation du volume d’émission, passé de 7 922 à 9 213 caisses entre 2023 et 2024. S’y ajoute la prise en compte, en 2024, des coûts liés aux billets neufs déjà émis mais encore stockés dans les caisses auxiliaires à la fin de l’année précédente.
Le coût de fabrication ne représente cependant qu’une partie des dépenses liées à la circulation fiduciaire, qui totalisent 91,016 milliards d’ariary. Cette enveloppe inclut également les frais de transport de fonds et d’assurance, les coûts de destruction des billets et pièces usagés, ainsi que d’autres charges diverses.
La BFM avait déjà souligné le poids élevé de ces coûts d’exploitation. En 2023, elle avait conclu des contrats avec trois nouveaux fournisseurs pour réduire les charges liées à l’approvisionnement en billets de 100, 200, 500 et 1 000 ariary.
Des études ont également été menées pour optimiser les coûts d’émission des billets de 2 000, 5 000, 10 000 et 20 000 ariary. La commande de ces coupures a été contractualisée le 18 juin 2024, dans le but de renforcer la maîtrise et l’efficacité des dépenses liées à la gestion des signes monétaires.
La réduction de ces coûts figure aussi parmi les objectifs du projet eAriary, dont la phase d’expérimentation de cette version numérique de l’ariary a déjà été lancée.














