Une publication qui se veut rassurante. Le ministère de l’Enseignement supérieur publie ce lundi la teneur du protocole d’accord relatif à la gestion du campus universitaire d’Antananarivo récemment signé entre l’Université d’Antananarivo et le Centre régional des œuvres universitaires d’Antananarivo (Crou-A).
Le document confirme que la participation des étudiants à la vie universitaire est maintenue, toujours “à titre consultatif”, conformément aux dispositions déjà prévues par les textes en vigueur, comme le confie une source auprès du ministère.
Signé le 27 février 2026, le protocole reconnaît “reconnaît l’utilité de la contribution des étudiants à l’amélioration de la vie universitaire”. Cette contribution se fait “à titre consultatif”, et porte sur divers sujets comme la formulation d’avis et de proposition, la participation aux cadres de dialogue et aux actions de sensibilisation au respect des règlements. La participation des étudiants se fait également dans le cadre des travaux de commission et du Conseil d’administration de l’Université.
Bien que le protocole insiste sur la souveraineté de l’administration dans la gestion du campus, il n’en évoque pas moins l’implication responsable des étudiants en tant qu’usagers principaux du campus dans l’amélioration du cadre de vie universitaire. Le document insiste que cette implication se fait à travers les associations estudiantines légalement formées et reconnues, telles que les associations pédagogiques, les associations régionales ou encore les associations des présidents de blocs.
La publication du document intervient dans un contexte marqué par des inquiétudes au sein de la communauté estudiantine. En fin de semaine, des associations estudiantines ont justement manifesté contre la signature du protocole, le considérant comme flou et y voyant une décision unilatérale du Crou-A sans consultation préalable des étudiants ou de leurs représentants. Ils craignent, entre autres, que l’accord ait un impact sur la gestion des infrastructures et les conditions de vie sur le campus. Ils s’inquiètent également d’un éventuel assainissement généralisé qui amènerait une expulsion des étudiants résidant sur le campus.














