Antananarivo, 28 Juin, 20h55 – 92% des peines d’emprisonnement prononcées par les juges pour des infractions commises entre 2021 et 2023 étaient inférieures ou égales à deux ans. C’est ce qui avait été rapporté de l’Etude sur l’application des lois en matière de lutte contre le commerce illégal d’espèces sauvages à Madagascar entre janvier 2021 et décembre 2023, menée par l’ONG Traffic et qui a été publiée en ce mois de juin.
Sur 170 personnes condamnées, 91% ont été condamnées à une peine d’emprisonnement, pour la plupart à des peines fermes. Et sur les 155 personnes ayant fait l’objet d’une condamnation à une peine d’emprisonnement, 97 d’entre elles, soit 63% avaient été condamnées à une peine comprise entre un et 12 mois. 45 personnes, soit 29%, étaient pour leur part condamnés à une peine comprise entre 13 et 24 mois.
L’ONG Traffic fait alors part d’un « point positif » étant donné que « la peine d’emprisonnement est généralement considérée comme la plus dissuasive de toutes ». Mais celle-ci estime que « les peines d’emprisonnement prononcées paraissent relativement faibles par rapport aux peines prévues par la Loi COAP et par la Loi CITES ». Seules 13 personnes, soit 8%, avaient été condamnées à une peine d’emprisonnement de plus de deux ans, selon ce qui est rapporté dans les résultats de l’étude menée par cette ONG.
Cette étude avait analysé 108 procédures judiciaires correspondant à des infractions commises sur la période 2021-2023. Ces dossiers avaient été traités par 24 juridictions à l’échelle nationale, réparties sur 18 régions. Et les infractions se concentraient essentiellement sur six régions du pays, à savoir Analamanga, Androy, Atsimo Andrefana, Boeny, Diana, et Sava, selon toujours ce qu’avait rapporté l’ONG Traffic.
Les dossiers analysés avaient par ailleurs concerné 26 espèces ou groupes d’espèces. En ce qui concerne la faune, cette ONG parle de saisies représentant 2,692 individus vivants et 502 individus morts, entre autres marchandises. Pour ce qui est de la flore, elle parle de saisies sur 2,235 plantes vivantes, 1,137 unités de bois scié, et 83 unités de bois rond, entre autres marchandises.














