Antananarivo, 1er Août, 17h15 – “C’est chose faite”. Les objectifs de Madagascar ont été atteints pour ce qui est de parvenir à la réduction des droits imposés initialement à 47% d’une part et d’avoir un niveau de taxation qui soit en équilibre par rapport à ceux de ses concurrents de l’autre. Non seulement la Grande île a obtenu un droit de douane de 15% pour ses exportations vers les Etats-Unis, mais ce niveau de taxation est également satisfaisant au regard des taxes qui sont prévus sur le continent africain et sur les acteurs majeurs asiatiques, lance le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM).
Il s’agit là d’un “résultat positif”, s’exprime ce Groupement, au lendemain de la publication par la Maison Blanche des nouvelles tarifications auxquelles vont se soumettre les partenaires commerciaux des américains à partir du 7 août. Les autorités publiques malgaches parlent de leur côté d’exploit, en indiquant que “Madagascar obtient une réduction historique des droits des douanes des Etats-Unis”.
Le secteur public comme le secteur privé malgache attribuent ce résultat au travail concerté, qui avait engagé toutes les parties prenantes dans les négociations autour du “Prosperity Deal” avec les Etats-Unis. Et les domaines du textile, de la vanille et des mines avaient grandement pesé dans ces négociations, selon le GEM. Ce Groupement rapporte que ces filières avaient apporté de la crédibilité et de la légitimité aux demandes formulées par Madagascar.
Selon le président américain, Donald Trump, les droits fixés pour les pays partenaires des Etats-Unis dépendaient des postures de chacun d’entre eux. Il y avait ceux qui ont convenu, ou sont sur le point de conclure des engagements commerciaux et de sécurité significatifs avec ce pays. D’autres avaient entamé des négociations, et avaient proposé des conditions qui ne corrigent pas suffisamment les déséquilibres dans leurs relations commerciales avec les États-Unis. Et il y avait certains qui n’ont pas entamé de négociations avec les Américains ou qui n’avaient pas pris les mesures adéquates pour s’aligner suffisamment sur les États-Unis sur les questions économiques et de sécurité nationale.
Le GEM estime par ailleurs que Madagascar devra œuvrer à l’amélioration de sa compétitivité. Et ce “pour accélérer notre croissance et attirer l’investissement local et international”, lance ce Groupement.














