Antananarivo, 7 Juillet, 13h45 – Les autorités et les élus de Sofia montent au créneau. Exprimant leurs inquiétudes face à la baisse du prix de la vanille sur le marché local, le député élu à Mandritsara André Razakamanana, et le gouverneur de la région, René Lylison de Roland, montent au créneau.
Dans une déclaration vidéo publiée ce lundi, ils évoquent un prix d’achat entre 2 000 et 2 500 ariary le kilo de la vanille verte, un prix qui ne permet pas de couvrir les coûts de production estiment-ils. Ils demandent alors l’organisation d’une réunion d’urgence entre le ministère en charge du Commerce et les représentants de la filière afin de trouver des solutions concertées.
Parmi les propositions avancées figure l’idée d’un rachat des stocks par l’État à condition que les financements nécessaires soient mobilisés. Ils suggèrent ensuite que ces stocks soient brûlés de façon à à réduire l’offre disponible sur le marché, et faire ainsi remonter les prix. Les autorités locales souhaitent également la mise en place d’un prix plancher obligatoire pour les achats de vanille auprès des producteurs, ainsi qu’un allègement des procédures administratives relatives à la délivrance des agréments à l’exportation.
Contacté au téléphone, Georges Geeraerts, président du groupement des exportateurs de vanille de Madagascar (GEVM) estime que le coût d’un éventuel rachat des stocks, estimé à 70 millions de dollars, dépasse largement les capacités budgétaires de l’État. Il met notamment en garde contre les effets négatifs d’une destruction volontaire des stocks, qui pourrait fragiliser davantage la position de Madagascar sur un marché déjà concurrentiel, notamment face à des pays comme l’Ouganda.
Pour celui qui est également vice-président du Conseil national de la vanille (CNV), “une telle action ne ferait que détourner les acheteurs vers d’autres origines, notamment l’Ouganda, dont les volumes gagnent en attractivité”. Il réfute par ailleurs l’idée selon laquelle la réduction du nombre d’exportateurs serait la cause principale des difficultés actuelles. Il ajoute que la priorité doit aller à la professionnalisation des acteurs, à la conformité réglementaire, et à la valorisation de la vanille malgache par des produits à plus forte valeur ajoutée.
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