Antananarivo, 18 Décembre, 8h45 – Une progression notable des prix sur le marché local de la vanille. Selon le ministère du Commerce et de la consommation, la vanille noire se négocie désormais entre 80.000 et 140.000 ariary le kilo, contre 60.000 ariary auparavant. La vanille rouge est passée de 55.000 ariary à une fourchette comprise entre 65.000 et 80.000 ariary le kilo. Les « cuts » (vanille en vrac) atteignent quant à eux 35.000 à 40.000 ariary le kilo, contre environ 25.000 ariary au début du mois dernier.
Outre la hausse des prix de la vanille sur le marché local, les autorités rapportent également une augmentation des commandes internationales. “La libéralisation de la filière a permis de relancer les commandes venues de l’étranger et d’améliorer progressivement la valeur de la vanille”, souligne le député élu à Antalaha, Julien Nasira, saluant “une décision attendue par les acteurs du secteur”. Le ministère du Commerce et de la consommation évoque des améliorations suite aux réformes engagées ces dernières semaines dans la filière, depuis notamment les ateliers de concertation organisés les 21 et 22 novembre à Sambava, qui ont réuni producteurs, collecteurs et exportateurs.
Mais cette évolution des prix intervient surtout dans un contexte de réformes administratives visant à assouplir les conditions d’exportation, estiment les autorités. L’État a notamment supprimé la taxe de 4 dollars par kilogramme à l’export, mis fin au système de monopole et élargi le nombre d’entreprises et de coopératives autorisées à exporter. Les autorités ont également reporté la date limite de dépôt des demandes d’agrément et autorisé l’ouverture de certains ports afin de fluidifier les échanges commerciaux.
Selon la Direction générale du commerce extérieur (DGCE), ces mesures contribuent à “renforcer la transparence et la confiance au sein de la filière”. “Elles permettent une meilleure structuration du marché et soutiennent la remontée progressive des prix”, indique son directeur général, Tiava Rajohnson.
Les autorités précisent par ailleurs que le prix de référence à l’exportation (FOB) désormais publié n’a pas valeur de prix plancher ni de plafond. “Il s’agit d’un simple indicateur destiné à détecter d’éventuelles ventes à perte ou des pratiques frauduleuses”, souligne la DGCE, rappelant que “les prix finaux restent librement négociés entre exportateurs et acheteurs internationaux ».
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