Antananarivo, 18 Décembre, 7h30 – Madagascar soumis à un calendrier. La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) entend suivre de très près l’évolution de la situation sur la Grande île et demande aux autorités malgaches de présenter, au plus tard le 28 février 2026, un rapport sur l’état de préparation au dialogue national ainsi qu’un projet de feuille de route. Des mises à jour devraient également être soumises tous les trois mois, en mai, en août et en novembre, au président de l’Organe de la SADC sur la politique, la défense et la coopération en matière de sécurité .
Un Sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la SADC s’est tenu lundi pour examiner la situation à Madagascar sur la base du rapport de la mission technique d’établissement des faits qui s’est déroulée du 19 au 26 octobre 2025. Le Colonel Michael Randrianirina, président de la Refondation de la République de Madagascar a participé à ce Sommet au cours duquel ses pairs lui ont recommandé d’“initier un dialogue national inclusif, piloté et conduit par les Malgaches durant la période de transition, afin de préparer la tenue de nouvelles élections et de faciliter le retour pacifique des exilés politiques”.
La résolution du Sommet ne donne pas de détails sur ce qui est attendu de la Feuille de route. Elle évoque cependant sa “position ferme en faveur de la protection constitutionnelle et de la gouvernance démocratique”. Elle insiste également sur la nécessité de “créer un environnement propice permettant aux exilés politiques de contribuer de manière significative au dialogue”. Pour la SADC les processus de réforme doivent être menés “en temps opportun, de manière inclusive et avec la participation de toutes les parties prenantes”.
Pour accompagner Madagascar dans le “rétablissement de la stabilité politique, de la démocratie et de la paix”, la SADC décide de maintenir déployé d’ici mars 2026 son Panel des sages dirigé la Dr Joyce Banda, ancienne Présidente de la République du Malawi. Elle recommande également au Panel des sages de faire appel au Joaquim Chissano, ancien président du Mozambique pour que celui-ci apporte son expertise sur Madagascar. L’objectif est que cet ancien envoyé spécial de la SADC à Madagascar puisse “fournir un éclairage contextuel sur les interventions antérieures et les questions en suspens, notamment en matière de réformes constitutionnelles, de processus électoraux et d’État de droit”.














