Antananarivo, 17 Décembre, 18h15 – Le gouvernement annonce le déploiement progressif d’un accès gratuit à Internet haut débit dans les Universités publiques de Madagascar. Cette initiative, portée par le ministère du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications, vise à répondre aux besoins croissants de connectivité des étudiants et à moderniser les infrastructures numériques jugées insuffisantes.
Si l’on en croit le ministre Mahefa Andriamampiadana, les étudiants feront partie des bénéficiaires prioritaires du programme. Selon les modalités annoncées, chaque utilisateur disposera de deux sessions gratuites de trois heures de connexion Internet par mois, avec un accès illimité en volume de données et un débit annoncé comme élevé. Au-delà de ce quota, des sessions supplémentaires pourront être proposées moyennant une contribution financière qualifiée de “symbolique”.
“Nous n’allons plus restreindre l’usage en termes de volume de données. Les bénéficiaires pourront disposer de deux sessions de trois heures de connexion illimitée en haut débit. S’ils souhaitent excéder ce forfait, une contribution financière pourra être demandée, mais elle sera purement symbolique”, indique le ministre en marge de la présentation du rapport Digital Readiness Assessment ce mercredi.
La ville de Toliara a été choisie comme site pilote pour le démarrage du projet, avec un lancement annoncé dès janvier. Le ministère prévoit l’activation d’un premier lot d’au moins vingt sites opérationnels dans un délai d’environ un mois après le lancement. Cette phase initiale doit permettre de tester le dispositif avant une extension nationale vers d’autres villes universitaires.
Selon Mahefa Andriamampiadana, cette nouvelle stratégie répond aux limites constatées sur les anciens hotspots publics. “Des hotspots existent déjà dans certaines régions, mais leur qualité de service a été jugée insuffisante”, explique-t-il, soulignant que certaines installations ne permettaient qu’une vingtaine de connexions simultanées avec un débit instable.
Les nouveaux équipements, selon le ministère, seront dimensionnés pour accueillir jusqu’à 800 utilisateurs simultanément par point d’accès. Le choix technologique repose sur une alimentation par fibre optique, la 4G étant considérée comme inadaptée pour atteindre les performances visées. “Un simple déploiement via des boîtiers 4G ne permettrait pas d’atteindre de telles performances”, précise-t-il.
Compte tenu de son ampleur, le projet sera mené en collaboration avec l’opérateur historique Yas, et la signature de la convention de partenariat a eu lieu ce mercredi. “Le modèle universitaire a profondément évolué. L’apprentissage repose de plus en plus sur la recherche autonome et l’accès aux plateformes pédagogiques en ligne. Cette autonomie n’est réelle que si la connectivité est disponible, fiable et accessible”, soutient le directeur général de Yas, Benoît Janin.














