Antananarivo, 7 Août, 15h55 – Pas de bol pour les opérateurs dans l’agroalimentaire. Les produits agroalimentaires exportés vers les Etats-Unis sont bel et bien frappés par le droit de douane additionnel de 15% imposé aux exportations malgaches vers les Etats-Unis. Le directeur général des Douanes, Ernest Zafivanona Lainkana, indique avoir eu cette confirmation de l’administration douanière américaine. Et il en avait parlé lors d’une interview qu’il nous a accordée ce jeudi.
Ces produits agroalimentaires en question font partie d’une des trois grandes catégories des produits exportés par Madagascar vers les Etats-Unis. Ils comprennent la vanille et d’autres épices, ou encore les huiles essentielles. Dans la seconde catégorie se trouve le textile, qui est également soumis à ce droit de douane additionnel de 15%. Une bonne partie des produits miniers, dans la troisième catégorie, en sont par contre exemptés. Le directeur général de la Douane prend l’exemple de certains minerais stratégiques.
Le directeur général des Douanes, Ernest Zafivanona Lainkana, avait insisté qu’il s’agit d’un droit additionnel résultant de l’application de tarifs réciproques sur les produits importés aux Etats-Unis. Il vient donc s’ajouter au droit de douane qui s’appliquait déjà sur les produits malgaches expédiés sur le marché américain, dont le taux est fixé par produit avec la clause de la Nation la plus favorisée (NPF).
Or, en bénéficiant de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa), Madagascar a exporté presque la quasi-totalité de ces produits vers les Etats-Unis, avec des exemptions de droit de douane. Selon Ernest Zafivanona Lainkana, seulement 1,5 % des produits de Madagascar exportés à destination des Etats-Unis n’étaient pas dédouanés sous Agoa.
“Le décret sur le droit de douane additionnel n’annule pas l’Agoa, mais s’y superpose”, explique alors le directeur général de la Douane malgache. “Vous pouvez voir sur le site de l’US customs and border protection (CBP) que la vanille est ‘NPF free’, c’est-à-dire que la vanille n’y est pas taxée. Sauf qu’il y a les 15% qui s’y ajoutent, en étant une taxe additionnelle”, prend-il comme exemple














