Antananarivo, 16 Décembre, 16h10 – Avec un score de 0,589 pour l’Indice de développement humain (IDH) en 2023, Analamanga est la seule région de Madagascar à dépasser le seuil de 0,550. Ce qui fait d’elle l’unique région de la Grande île à avoir un niveau de développement humain moyen. Le septième Rapport national sur le développement humain (RNDH) rapportant cette situation a été officiellement lancé ce mardi.
L’Indice de développement humain (IDH) est un indicateur créé par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) pour évaluer le niveau de développement des pays. Celui-ci se base sur trois indicateurs clés que sont le niveau d’éducation, l’espérance de vie et le revenu par habitant.
Analamanga est donc la seule région de Madagascar à dépasser le score de 0,550 qui est le niveau moyen en termes d’IDH. Le reste du pays est en dessous de ce seuil. Atsinanana arrive à la deuxième place avec un score d’IDH de 0,537, suivie de Diana (0,517) et de la région Sava (0,503). Les disparités régionales sont également frappantes. L’Androy présente le niveau de développement humain le plus faible, avec un score d’IDH de 0,338.
Du point de vue global, le développement humain à Madagascar est caractérisé par quelques déterminants. Le rapport note un renforcement de la scolarisation des enfants, grâce notamment à la construction de nouveaux bâtiments scolaires et à la modernisation des infrastructures scolaires. L’espérance de vie d’un malgache à sa naissance est pour sa part d’environ 65 ans. Pour ce qui est du revenu par habitant, celui de Madagascar est resté stagnant depuis les années 1990, autour de 530 dollars.
Ce sont des situations qui soulignent l’urgence de renforcer les politiques publiques en faveur de l’équité, interpelle le rapport. Et cette équité devrait concerner l’éducation, tout en anticipant les risques liés à la croissance économique et à l’urbanisation afin de préserver l’équilibre écologique. Madagascar devrait par ailleurs garantir à chaque citoyen des opportunités égales pour améliorer ses conditions de vie, tout en consolidant son statut de pays à faible empreinte environnementale, d’après toujours ce qui est suggéré lors du lancement de ce rapport.