Antananarivo, 22 Décembre, 14h05 – Urgence signalée. Le Comité national de la lutte contre le sida (CNLS) fait de nouveau face à une nouvelle affaire de suspicion de détournement de fonds. Le sujet a été évoqué en Conseil des ministres mercredi. Le président de la République Andry Rajoelina ordonne ainsi à l’Inspection générale de l’Etat de mener un audit au sein de cette entité pour faire la lumière sur cette affaire.
Le compte rendu de la réunion hebdomadaire de l’Executif rapporte l’existence des zones d’ombre dans l’utilisation des fonds alloués par le Fonds mondial de lutte contre le Sida, le paludisme, et la tuberculose, le principal bailleur de cette entité rattachée à la Présidence. Une somme importante, dont le montant n’a pas été évoqué dans le rapport, aurait été utilisée dans des dépenses non inscrites dans la feuille de route de l’entité. « Le Fonds mondial réclame actuellement le remboursement de ces dépenses inéligibles », indique le communiqué du Conseil des ministres.
A en croire le rapport du Conseil, le Président Andry Rajoelina reste ferme. Il exige que les auteurs de cet acte remboursent la totalité de cette somme.
L’instance de lutte contre le Sida se trouvait déjà au centre d’une affaire judiciaire en début d’année. Deux responsables ont été condamnés et jetés en prison suite à une affaire de détournement d’une trentaine de véhicules 4×4 d’une valeur estimée à plus de 4 milliards d’ariary.
Photo d’illustration : CNLS














