Antananarivo, 17 Janvier, 14h16 – Les commerçants seront tenus à l’œil. Le ministère de l’industrialisation, du commerce et de la consommation compte renforcer le contrôle des prix des produits de première nécessité. Il va déployer dès cette semaine des commissaires de commerce et contrôleurs de commerce au niveau des différents marchés de la capitale. Leur mission consiste à scruter, contrôler et vérifier les prix en cette période de soudure. Ils auront entre leurs mains un ordre de mission leur permettant aussi de vérifier les stocks des opérateurs et la qualité des produits mise en vente.
« Le ministère n’a cessé de faire de sensibilisation et a toléré les infractions des commerçants », indique une source auprès de ce ministère. Cette fois, le contrôle sera renforcé et des sanctions seront appliquées. « Il s’agit d’une amende allant jusqu’à la fermeture de l’établissement selon la loi régissant sur la concurrence », fait savoir le secrétaire général de ce ministère, Onja Miandry Rakotondramanana. Les sanctions vont frapper les commerçants qui n’affichent pas les prix de leurs marchandises, ceux qui pratiquent des bénéfices trop élevés ou encore des transactions sans facture.
Avec la grève des routiers assurant les transports de marchandises entre Antananarivo et Toamasina, des commerçants pourraient être tentés de se lancer dans des manœuvres spéculatives. Les mesures sont donc aussi prises par le MICC pour prévenir les éventuelles spéculations. Andry Randriamiaramahefa, directeur du commerce intérieur, explique que la grève des camionneurs qui sont les principaux transporteurs de PPN qui rejoignent la capitale pourrait impacter le prix de ces produits.
Et face au ravitaillement de PPN et la grève des camionneurs, le ministère du commerce tient à préciser que le stock du PPN dans la capitale peut suffire aux besoins de la population pour quelque temps. En cas de baisse considérable, il y aura toujours des négociations avec les grossistes, qui ont des camions pour transporter leurs marchandises.














