Antananarivo, 13 Décembre, 12h53 – Un financement additionnel pour le Sud de Madagascar. La Banque mondiale annonce l’approbation vendredi de 100 millions de dollars supplémentaires pour le projet Mionjo, un projet d’appui aux moyens de subsistance résilients dans le Sud de Madagascar. Avec ce nouveau financement, le financement du projet Mionjo s’élève désormais à 200 millions de dollars.
La signature du financement initiale a eu lieu en Décembre 2020. Mais compte tenu de l’urgence de la situation dans le Sud, un financement additionnel du même montant est accordé un an après. « Nous cherchons à lier les ripostes d’urgence à court terme à un appui soutenu des moyens de subsistance et à des interventions de reverdissement plus efficaces afin de réhabiliter les systèmes de production alimentaire et de subsistance des populations », explique Hafez Ghanem, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Est et australe.
50 millions de dollars de ce financement provient d’ailleurs d’un fonds d’urgence de la Banque mondiale, le guichet spécial de financement de ripostes à la crise. Ce montant « s’inscrit dans le cadre de l’engagement continu de la Banque mondiale visant à renforcer la riposte du gouvernement à la crise provoquée par la sécheresse, à réduire les vulnérabilités et à améliorer la résilience des communautés et la durabilité des systèmes de production alimentaire et de subsistance », souligne un communiqué de la Banque mondiale.
Le fonds additionnel servira, entre autres, à « fournir aux personnes les plus exposées à l’insécurité alimentaire une aide immédiate sous forme d’eau et de transfert monétaire ». Il devrait également aider à « améliorer les sources d’approvisionnement en eau pour les rendre plus efficaces et capables de soutenir la consommation humaine et animale, et dans certaines zones, la production irriguée d’aliments riches en nutriments ».
Le fonds devrait également financer les « activités de restauration des écosystèmes dégradés grâce au reboisement et à l’installation de brise-vents », ainsi que les « de surveillance et de lutte antiacridienne menées par le Centre national de lutte antiacridienne, avec le soutien technique de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ».
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