Antananarivo, 20 octobre, 22h15 – Position clarifiée. Le candidat Andry Rajoelina répond aux revendications formulées par le Collectif de candidats à l’élection présidentielle. Le président sortant est contre la recomposition de la Haute Cour constitutionnelle (HCC) et la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Il martèle la nécessité d’aller aux urnes.
⭕« On demande la dissolution de la HCC. C’est une institution étatique qui existe depuis toujours (…) Ce n’est pas maintenant qu’on va tout chambouler », soutient Andry Rajoelina lors d’un post vidéo sur sa page Facebook, vendredi soir. « Si on ne fait pas confiance aux institutions existantes, à qui est-ce qu’on peut faire confiance alors ? », se demande-t-il, faisant des remarques sur la composition de la Cour.
⭕Le candidat à sa propre succession rejette également la demande relative à la recomposition de l’organe chargé de préparer et d’organisation les élections. « Pour ma part, la retouche de la CENI est déraisonnable », critique-t-il. « C’est la peur d’affronter le jugement des électeurs », poursuit-il.
⭕L’ancien chef de l’Etat poursuit ses arguments concernant l’environnement électoral. Il rappelle l’adoption d’une nouvelle Constitution « avec certains de ces hommes politiques », la confection du code électoral « qui respecte les normes internationales selon les observateurs de l’Union européenne et ceux de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) », remémore-t-il.
⭕Andry Rajoelina ne varie pas sur son interprétation de l’intention du Collectif des candidats. « Nous le savions qu’il y aura une velléité de déstabilisation depuis ma démission. Les revendications ne sont pas légales », affirme-t-il avant d’insister sur la nécessité d’aller aux élections.
⭕Outre la recomposition de la CES et de la création d’une Cour électorale spéciale, le Collectif des candidats exige la formation d’un nouveau gouvernement. Il en est de même de la disqualification de Andry Rajoelina à la course à la magistrature suprême et le report du scrutin, rappelé par l’ancien président Marc Ravalomanana jeudi. En substances, le Collectif des candidats revendique l’ « assainissement de l’aire de jeu », selon le député Brunelle Razafintsiandraofa. Et qu’il « n’y aura pas d’élection cautionnée par la communauté internationale si celle-ci ne constate pas la participation de tous », prévient le député Roland Ratsiraka.














