Antananarivo, 16 Avril, 15h05 – Une coopération multilatérale renforcée pour un avenir plus résilient. A travers le Japan Supplementary Budget (JSB) et le JSB Ticad, le Japon injecte 14,53 millions de dollars, soit plus de 65 milliards d’ariary, dans des initiatives en faveur du développement durable, de la sécurité et de la résilience sociale sur la Grande Île. Cette annonce a été faite lors d’une conférence de presse conjointe de l’ambassadeur du Japon présidée Abe Koji, et des représentants du gouvernement malgache ainsi que de six agences des Nations unies, mardi.
Les projets soutenus reflètent la volonté du Japon de répondre aux défis interconnectés de Madagascar par des solutions innovantes, centrées sur les communautés. De la sécurité alimentaire à la santé reproductive, en passant par la gouvernance électorale, l’assainissement, la gestion des frontières ou encore la sécurité maritime, chaque initiative s’inscrit dans une logique de renforcement de la résilience, de lutte contre les inégalités et de transition vers un développement durable. “Le Japon reste un partenaire engagé pour le développement de Madagascar, à travers une coopération multilatérale solide, agile et tournée vers l’innovation”, souligne l’ambassadeur Abe Koji durant la rencontre avec la presse.
Le soutien du Japon comprend six projets phares aux impacts concrets. En collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), le projet “participation citoyenne renforcée vise à accroître l’implication des femmes et des jeunes dans le processus électoral, tout en modernisant la gestion biométrique des données électorales”. Financé à hauteur de 1,5 million de dollars, le projet est mis en oeuvre avec le soutien de la société japonaise Toppan.
Afin de “donner aux communautés de Madagascar les moyens d’un assainissement résilient au changement climatique”, l’Unicef est dotée d’un montant de 1 million de dollars. Ce projet vise à “atténuer les infections d’origine hydrique et améliorer l’assainissement et l’hygiène grâce à la transformation des déchets plastiques et à la technologie des dalles de latrines à cuvette auto-fermantes”.
Le Programme alimentaire mondiale (PAM), de son côté, bénéficiera de 2,03 millions de dollars pour renforcer la résilience des communautés du Sud, à travers des pôles solaires, des pratiques agricoles durables et des centres d’apprentissage en nutrition. Ce projet entend améliorer la sécurité alimentaire et la résilience climatique dans les localités affectées par El Niño dans le Sud de Madagascar.
Un quatrième projet, mis en oeuvre par l’Organisation internationale de la migration (OIM), vise à “améliorer les voies de mobilité régulières et sûres, la connectivité et l’intégration grâce à la numérisation(OIM)”. Un montant de 3 millions de dollars est consacré à ce projet qui entend mettre en place des solutions numériques pour améliorer la gestion des frontières, faciliter la circulation des personnes et des biens, et renforcer la coopération entre les parties prenantes dans le domaine des migrations.
Le cinquième projet, porte sur la “santé reproductive et filets sociaux” et concerne principalement les femmes dans le Grand Sud. Mis en oeuvre par l’UNFPA, il est financé à hauteur de 2 millions de dollars. Il intègre ** les questions de lanplanification familiale, lutte contre les violences basées sur le genre et aide en espèces, tout en utilisant des drones pour la livraison de fournitures médicales.
Le sixième projet, enfin, porte sur la question de la sécurité maritime. Mené par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), il servira à améliorer la durabilité des services de police maritime en Afrique de l’Est. Doté d’un financement de 5 millions de dollars, le projet devrait apporter des réponses à l’afflux croissant de navires dans la région par un renforcement des capacités navales et l’introduction de technologies avancées.
Au-delà des chiffres, cette coopération illustre une dynamique de partenariat stratégique ancrée dans les objectifs du développement durable. L’approche japonaise mise sur l’interconnexion entre action humanitaire, innovation technologique et autonomisation locale, en veillant à ce que femmes, jeunes et communautés vulnérables soient au cœur des dispositifs.














