Antananarivo, 7 Mai, 11h05 – Augmenter la certitude, améliorer le respect des contrats ou encore veiller au fonctionnement en général de toutes les institutions. Pour l’ambassadeur de l’Union européenne, Giovanni Di Girolamo, c’est ce qui permettra, entre autres, de rendre le climat des affaires à Madagascar plus attractif pour les investisseurs nationaux et internationaux. « C’est essentiel même pour mener à bout le Plan Émergence de Madagascar (PEM) », poursuit le diplomate en marge de la table ronde économique organisée dans le cadre de la semaine de l’Europe.
L’ambassadeur de l’Union européenne soutient que « le climat des affaires pourrait être mieux ». Il explique que plusieurs facteurs découragent les investisseurs. « Vu les potentialités du pays, vu les ambitions justifiées du gouvernement, il faudrait essayer de rationaliser, améliorer et faciliter la vie des opérateurs économiques », recommande-t-il.
L’Etat malgache est ainsi appelé à veiller au respect des contrats, au paiement des fournisseurs, ainsi qu’à la protection des investissements. Ceux-ci ne concernent pas seulement les investisseurs étrangers mais surtout les investisseurs nationaux qui contribuent le plus dans la participation du secteur privé. « Les aides internationales ne suffiront pas à développer un pays. Il faudra une forte participation des investisseurs locaux. Il faut un climat favorable pour l’élargissement de leurs activités, employer plus de gens et engendrer la croissance économique », insiste-t-il encore.
Ceux qui opèrent déjà dans la Grande île soutiennent pour leur part qu’il faudra saisir le contexte actuel pour changer les modes de production du pays, en exploitant les atouts qui n’avaient pas été exploités auparavant. Le président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), Amiraly Hassim parle notamment de l’amélioration de la production locale de maïs ou encore de l’huile alimentaire.
« Ce qui se passe actuellement devra nous interpeller à accélérer les prises de décisions. Il faudra voir comment sécuriser les zones productrices et comment appuyer les jeunes à produire ou comment réhabiliter les routes pour réduire les coûts d’acheminement des produits vers les consommateurs », avance-t-il.














