Passation entre le président sénégalais Macky Sall et le président comorien Azali Assoumani, samedi à Addis-Abeba, au siège de l’Union africaine. Le président de l’Union des Comores prend officiellement la présidence de l’organisation continentale pour une année. Dans son discours de prise de fonction, ses premiers mots ont été de remercier les pays de l’Afrique de l’Est pour leur soutien, ainsi que le président kényan, William Ruto, d’avoir retiré sa candidature pour permettre son élection.
Le nouveau président tournant de l’Union africaine a ensuite évoqué la nécessité d’une « annulation totale de la dette africaine, pour permettre une relance de l’économie Post Covid et nous permettre de faire face, aux impacts négatifs, de la crise en Ukraine ». Il rappelle dans son allocution que « 22 Etats africains sont aujourd’hui, selon la Banque Mondiale, en situation de détresse au regard de leur dette, et concentrent une part notable, des mille soixante-quatorze milliards de dollars, de dette extérieure du continent ».
Par ailleurs, afin d’aider l’Afrique à faire face à « l’insécurité alimentaire très préoccupante » qui menace de renvoyer le continent, à des scénaris de malnutrition ou de famine, d’une ampleur inégalée, depuis le début de ce siècle », il « invite les partenaires européens à mobiliser massivement le fonds de partenariat, de 150 milliards d’euros, mis en place lors du Sommet Union Européenne-Union Africaine, de février 2022 ». Ce fonds devrait aussi soutenir l’Afrique à combler ses insuffisances en matière de capital humain, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la formation des jeunes, de l’accès à l’eau et à l’électricité. L’objectif est d’éviter que les principales avancées de l’Afrique depuis ces deux dernières décennies soient remises en cause, soutient-il.
Photo : Présidence de l’Union des Comores














