« Les zones touchées par le cyclone tropical Freddy vont vraiment subir de plein fouet la violence des vents ». L’alerte a été donnée ce dimanche par Nirivololona Raholijao, directrice générale de la météorologie sur la chaîne de télévision publique. Elle rappelle que le système qui est prévu atteindre Madagascar dans la nuit de mardi à mercredi est « plus compact que Cheneso avec un diamètre de 260km et amène des vents particulièrement violents ».
Elle souligne que si la tempête tropicale Cheneso a généré beaucoup de pluies et moins de vents, Freddy apportera des vents particulièrement intenses. Selon le bulletin cyclonique publié ce dimanche après-midi, Météo Madagascar indique que les vents moyens au moment de l’impact seront de 175km/h, tandis que les rafales atteindront 245km/h. Se trouvant à 1 639 km à l’Est de Toamasina, Freddy est encore au stade de cyclone tropical très intense avec des vents moyens de 220 km/h et des rafales de 310 km/h près de son centre.
Les pluies ne seront toutefois pas en reste. Bien que les précipitations ne seront pas aussi importantes que celles apportées par la tempête Cheneso, il est néanmoins prévu des pluies atteignant 180mm dans les zones d’impact, alerte Météo Madagascar. La directrice générale de la météorilogie évoque également des risques importants d’inondations côtières sur les zones touchées. « La mer montera de façon exceptionnelle en raison de la pression du vent », avertit-elle, appelant plusieurs fois à la vigilance.
Les appels à la vigilance et au respect des consignes transmises par les autorités sont d’autant plus insistantes que les zones menacées par Freddy semblent être les mêmes que celles qui ont déjà subi Batsirai en 2022, souligne Nirivololona Raholijao. « Ce n’est pas évident de subir Freddy après avoir déjà vécu l’épisode de Batsirai, mais comme nous sommes dans une zone où les cyclones sont fréquents, nous sommes obligés de nous préparer à ce genre d’intempéries surtout avec le changement climatique », poursuit-elle. A défaut de pouvoir échapper aux intempéries, elle insiste sur la nécessité de réduire autant que possible leurs impacts. Elle appelle notamment les directeurs régionaux chargés de la météorologie à transmettre le plus rapidement possible les informations aux responsables de l’administration des territoires et aux intervenants d’urgence de façon à leur permettre d’intervenir au plus tôt.














