Antananarivo, 1er Décembre, 14h05 – Quinze ! C’est le nombre de demandes d’agréments en entreprise franche que le Comité technique interministériel (CTI) est en train de traiter. Un volume qui confirme le statut de Madagascar comme destination d’investissement privilégiée, expose la directrice générale de l’Economic development board of Madagascar (EDBM), Josielle Rafidy, lors de la Table ronde sur les procédures d’agrément en zones et entreprises franches, vendredi.
Le régime des zones et entreprises franches (ZEF) continue ainsi d’exercer une forte attraction. Et cette attractivité repose sur plusieurs piliers, explique cette première responsable de l’EDBM. Elle parle par exemple d’une diversification sectorielle, faisant que l’intérêt ne se limite pas au textile mais s’étend aux secteurs à forte valeur ajoutée comme l’agrobusiness et les TIC. Il y a également l’amélioration de la gouvernance, consistant à accroître la transparence et simplifier les procédures pour capitaliser sur cette attractivité. Pour 2025, l’EDBM rapporte deux agréments en entreprises franches délivrés.
La table robe consistait donc à présenter en détail l’ensemble des procédures et, en particulier, les points d’attention cruciaux que les acteurs du secteur privé doivent examiner avant de soumettre leurs demandes d’agrément. “Cette concertation est essentielle, car nous évoluons dans un environnement où nous sommes en concurrence avec de nombreux autres pays en matière de zones franches. La finalité est d’innover et de s’améliorer continuellement. La vision gouvernementale est de faciliter l’investissement”, soutient le président du CTI, Eric Ramiandrasoa.
Un point notable est l’introduction d’un nouvel arrêté interministériel qui modifie la composition du CTI en y intégrant de nouveaux acteurs, dont des représentants du Bureau du Premier ministre ainsi que du secteur Foncier et de l’aménagement du territoire. L’intégration du Bureau du Premier ministre vise à renforcer sa participation dans la délivrance des agréments, notamment dans l’amélioration des procédures. L’avantage majeur de l’intégration des services fonciers réside pour sa part dans la capacité immédiate du CTI, lors des visites de pré-agrément sur le terrain, de s’assurer de la situation foncière du terrain concerné.