Pour une riposte rapide. L’État accélère l’activation de ses mécanismes de financement d’urgence à la suite des dégâts considérables causés par les cyclones Fytia et Gezani. L’objectif est de répondre au plus vite aux besoins des populations sinistrées et d’engager la réhabilitation des infrastructures endommagées. Les financements du projet Regional emergency preparedness and access to inclusive recovery (Repair), ainsi que les dispositifs composante de réponse d’urgence contingente (Cerc), Projet de réponse d’urgence contingente (Cerp) et ARC sont ainsi mobilisés pour faire face à l’ampleur des impacts.
Dans le cadre du mécanisme Repair, le Fonds d’Intervention pour le Développement (FID), saisi par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), a sollicité un appui financier de 11 millions de dollars pour soutenir en priorité les actions de protection sociale. Réunis en urgence à Anosy, le comité technique et le comité de pilotage du projet ont examiné cette requête dans une logique de réponse immédiate, visant à réduire le délai entre la catastrophe et l’arrivée effective des aides sur le terrain.
Sous la conduite du ministre de l’Économie et des finances, Herinjatovo Ramiarison, le comité de pilotage a validé la demande de financement. Le processus se poursuit désormais à travers les procédures administratives nécessaires au décaissement des fonds, notamment le virement attendu d’ARC Ltd, agence de mise en oeuvre de Repair, vers le ministère de l’Économie et des finances. Les interventions prévues incluent des activités d’argent contre travail pour le nettoyage des villes et la remise en état des infrastructures, des transferts monétaires non conditionnels en faveur des ménages en situation d’urgence, la distribution de compléments nutritionnels ainsi que l’acquisition de matériels destinés à appuyer la réparation des habitations endommagées.