Antananarivo, 16 octobre, 16h35 – La sonnette d’alarme de nouveau tirée. Des partenaires internationaux font part de leur « préoccupation » concernant le « climat politique tendu » à quelques semaines de la présidentielle à Madagascar et le font savoir dans un communiqué, lundi matin. Ils « encouragent les efforts de dialogue susceptibles de déboucher sur des mesures concrètes à même de rétablir la confiance dans le processus et de permettre des élections réussies ».
La France, les Etats-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Suisse, le Japon, l’Union européenne et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) avaient déjà fait part de leur point de vue le 19 septembre. Cette fois-ci, avec la Corée qui rejoint les autres signataires du communiqué, ils font part de leurs « préoccupations » et de leur encouragement pour les « efforts de dialogue »
Avec ce nouveau communiqué, les signataires du document rappellent plusieurs points évoqués lors du premier communiqué. C’est le cas du respect de la Constitution, celui du processus électoral « conforme aux normes internationales c’est-à-dire, transparent, fiable, inclusif et apaisé », tout comme celui du calendrier électoral dont ils « prennent note » le report du premier tour au 16 novembre.
Parallèlement, les signataires du communiqué réitèrent leur appel pour la liberté d’expression et celle de réunion. Ils « partagent les inquiétudes du Haut-Commissariat des droits de l’Homme, partagées le 10 octobre, concernant l’« usage disproportionné de la force pour disperser les manifestations de l’opposition ». Ils renouvellent au passage leur appel pour l’« égalité de traitement entre les candidats de la part des pouvoirs publics et des médias ».
Entre les deux communiqués des partenaires de Madagascar, Herimanana Razafimahefa a été évincé de son poste de président du Sénat. Ces derniers jours, les partisans du président sortant et candidat Andry Rajoelina et ceux du collectif des candidats, commencent à se croiser de plus en plus dans les rues de la capitale.
Le président sortant et candidat Andry Rajoelina poursuit sa campagne électorale et promet d’ «aller jusqu’au bout » du scrutin. Il souligne l’existence d’une « jalousie » et de la « haine », sans citer le collectif des candidats, lors du rassemblement avec ses partisans dimanche dans la capitale. Il affirme être contre « une transition (…) proposée par certains ».
Les candidats réunis au sein du collectif des 11 candidats choisissent de ne pas démarrer leur campagne électorale. Ils revendiquent la « nécessité d’assainir l’air de jeu et les règles de jeu avant de passer à l’élection », comme le souligne Brunelle Razafintsiandraofa lundi. Pour sa part, Hajo Andrianainarivelo, réfute toute « velléité de chercher des sièges [dans une transition]» et lance un appel aux fonctionnaires et les travailleurs à grossir le rang des manifestants, au cours d’une marche sur la route principale du VIe arrondissement.














