Antananarivo, 16 Novembre, 9h38 – Une affaire interne qui n’exclut pas un “appui international technique”. Les autorités ont réaffirmé vendredi que le processus de Refondation relève d’une “initiative interne”, tout en se déclarant ouvertes à un “accompagnement international respectueux de la souveraineté nationale”.
Le président de la Refondation de la République a précisé que “la Refondation est une affaire interne entre Malgaches”, rapporte un communiqué de la présidence relative à la séance de travail de la présidence avec la mission d’information et de contact de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), vendredi. Mais il a également insisté sur “la volonté de travailler en étroite collaboration avec la Francophonie dans le cadre d’un partenariat équilibré et respectueux de la souveraineté nationale malgache”, poursuit le communiqué.
Présente à la rencontre, la ministre des Affaires étrangères Christine Razanamahasoa a également souligné que Madagascar évolue “dans le concert des nations” et ne peut agir entièrement seul. “Nous ne pouvons pas nous targuer de tout faire par nous-mêmes”, reconnaît-elle. Elle rappelle d’ailleurs que c’est la Francophonie qui est venue tendre la main à Madagascar. “C’est un signal fort et positif surtout que dans une période de transition, ce sont toujours les pays en transition qui cherchent de la reconnaissance”, ajoute-t-elle.
La séance de travail organisée à Iavoloha avec la mission dirigée par l’ancienne présidente suisse Micheline Calmy-Rey, envoyée spéciale de la secrétaire générale de la Francophonie, a été l’occasion pour le président de la Refondation de présenter les six étapes qui constituent le processus de transition en cours. Il s’agit avant tout de “rétablir la confiance entre citoyens et institutions”. Il est ensuite question “d’améliorer la gouvernance et d’intensifier la lutte contre la corruption”. Vient ensuite la nécessaire “consolidation du rôle républicain des forces armées” et “l’élaboration des principes fondateurs de la nouvelle République”.” L’organisation du référendum constitutionnel suivi d’élections libres et acceptées par tous” devrait clôturer la démarche.














