Des tracteurs pour les agriculteurs. Des kits de prélèvement sanguin pour les Centres de santé de base CSB 2. Des groupes électrogènes. “Ce sont les collaborations actuellement en cours” et qui ne relèvent pas du domaine militaire avec les Russes, rapporte le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, au cours de l’émission spéciale diffusée sur les chaînes audiovisuelles publiques, dimanche soir. A cela s’ajoutent les travaux des médecins russes sur l’affaire Ambohimalaza, autant dans les soins et les traitements donnés aux patients encore en vie, que dans la recherche des causes des décès, indique encore le chef de l’Etat.
Dans son intervention, le Colonel Michaël Randrianirina regrette que ces actions ne soient pas visibles. “Nous ne sommes pas aussi bons que ceux d’avant en matière de communication, parce que nous travaillons avec le cœur”, glisse-t-il, pour expliquer que les gens ne voient pas ce que les Russes font déjà à Madagascar en dehors du volet militaire. Il n’’exclut pas non plus que ces activités d’appui non-militaire s’étendent encore. “Nous allons voir la suite si on va en rester avec les armes ou s’il y aura d’autres appuis”, indique-t-il. Mais il souligne au cours de son intervention, que les appuis militaires étaient “les plus urgents” parce que “l’Armée avait été brisée auparavant”.
“Le 25 septembre, certains camps militaires n’avaient plus de munitions”, confie le président de la Refondation. “Les militaires ne pouvaient plus faire leur travail, et ne pouvaient même plus mener des opérations anti-dahalo”, ajoute-t-il, pour illustrer ses propos. “Il était donc urgent de redonner aux militaires la capacité de faire face aux problèmes du pays”, explique-t-il. Et il assure que depuis la coopération avec les Russes, même s’il évoque le secret militaire sur les détails, “les militaires peuvent désormais assumer ce que la population attend d’eux, parce qu’ils disposent d’hélicoptères, de blindés, et de beaucoup de choses”.
Outre les équipements et le matériel militaires, le Colonel Michaël Randrianirina rappelle également les appuis russes en matière de formation des militaires. “Je n’ai pas de garde du corps russes, mais nous avons des instructeurs et des formateurs russes qui donnent des formations aux militaires et aux éléments de la garde présidentielle”. Il estime cela d’autant plus normal que les armes utilisées par les forces de défense et de sécurité sont principalement des armes de marque russe. “Les dernières armes françaises que nous utilisons remontent à 1949”, souligne-t-il.
Lors de sa récente visite en Russie, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison a également évoqué des coopérations en matière économique. Il a notamment parlé d’un projet de construction d’une zone économique commune ainsi que d’un site de stockage d’hydrocarbures














