Antananarivo, 8 Novembre, 19h30 – Une semaine de mission pour apprécier la situation sur le terrain. Les émissaires de l’Union africaine sont à Madagascar du 6 au 12 novembre pour évaluer la situation politique de la Grande île puis examiner les conditions d’un éventuel appui au processus de refondation qui y est engagé.
Sous la conduite de l’ancien président burundais Domitien Ndayizeye, membre du Conseil des sages, et de Mohamed Idriss Farah, envoyé spécial de la Commission de l’Union africaine, la mission a démarré ses rencontres avec les principaux responsables de l’Exécutif malgache. Ils ont été reçus par le président de la Refondation de la République, le Premier ministre et la ministre des Affaires étrangères. La mission devrait se poursuivre avec des échanges avec les autres acteurs politiques et sociaux du pays.
Lors de l’audience à Mahazoarivo, le Premier ministre a qualifié d’“injuste” les sanctions de l’Union africaine qui avait suspendu Madagascar de ses instances et de ses activités. Il a dénoncé des sanctions “qui touchent avant tout la population en limitant l’accès à l’aide au développement et en restreignant encore davantage la dignité à laquelle les Malgaches aspirent légitimement”.
« Le peuple malgache s’est levé pour réclamer un peu de dignité, ses droits fondamentaux et une gouvernance responsable. Sa voix doit être entendue », a-t-il notamment souligné. La ministre des Affaires étrangères, Christine Razanamahasoa va jusqu’à parler d’une précipitation de l’Union africaine dans sa prise de décision, en marge de la rencontre des émissaires africains avec le président de la République et la Haut conseil de la Refondation.
Selon les communiqués des autorités malgaches, les représentants de l’UA, de leur côté, ont souligné que leur démarche vise à promouvoir un dialogue inclusif, conformément à leur mandat et aux principes de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. Dans ses précédents communiqués, l’Union africaine a insisté sur l’importance d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel avec la constitution d’un gouvernement civil et de l’organisation d’élections dans les meilleurs délais.














